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Marché canadien de la revente: L'activité résidentielle s'annonce bonne

Grâce à la reprise économique qui s’est amorcée après la récession au pays, la baisse importante et inhabituelle des ventes au début de l’année 2009 ne devrait pas se reproduire en 2010, selon les prévisions de ventes résidentielles que l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) a révisées en début de semaine pour les prolonger jusqu’en 2011.

 Par conséquent, on prévoit que les ventes résidentielles an­nuelles seront bien supérieures aux niveaux enregistrés l’année précédente. L’ACI prédit en effet que l’activité nationale touchera 527 300 logements en 2010, soit une hausse de 13,3 % comparativement à 2009. Cela représenterait un record de 1,2 % supérieur à l’ancien, enregistré en 2007.

Le grand nombre de ventes s’expliquerait par les bas taux d’intérêt, qui propulseront les demandes de logements au cours du premier semestre de l’année.  Selon les prévisions, cela accroîtra considérablement les ventes annuelles dans presque toutes les provinces en 2010.

Tout ce qui monte redescend…
Au cours du deuxième semestre, cependant, l’activité au Canada devrait évoluer à la baisse au fur et à mesure que la demande diminuera, que les taux d’intérêt augmenteront et que la Taxe de vente harmonisée (TVH) entrera en vigueur en Ontario et en Colombie-Britannique.

L’ACI continue en avançant que la hausse des taux d’intérêt fera baisser les ventes à l’échelle nationale en 2011. Les ventes résidentielles devraient alors chuter de 7,1 %, à 490 100 logements en 2011, ce qui nous ramènerait aux niveaux enregistrés en 2005 et en 2006.

Cependant, selon l’économiste en chef Gregory Klump, la hausse des taux d’intérêt ne devrait pas être très importante. «Les compressions budgétaires, al­liées à un dollar canadien vigoureux et à de faibles perspectives d’inflation, laissent présager que les taux d’intérêt augmenteront peu au cours des deux prochaines années, surtout si la relance économique américaine s’avère faible et prolongée», a-t-il fait valoir.

Cette hausse des taux d’intérêt ne devrait pas avoir d’effet dévastateur sur l’activité du marché. «Même si on prévoit que les taux d’intérêt augmenteront, ils auront toujours un effet positif sur l’accessibilité pour plusieurs acheteurs  qui souhaitent obtenir un prêt hypothécaire, et ils continueront à soutenir la demande globale de logements», soutient le président de l’Association canadienne de l’immeuble, Dale Ripplinger.     

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