Intérêt plus soudain que tardif de Google et de Facebook pour le Persan
Dans la nuit de jeudi à
vendredi, Google et Facebook ont annoncé officiellement leur nouvel
intérêt pour le Persan (aussi appelé Farci), la langue officielle
parlée par plus de 60 millions d’Iraniens.
Dans
leur communiqué respectif, les deux sites prétendent favoriser le
«partage d’informations» en Iran et dans le reste du monde, au moment
où la réélection de Mahmoud Ahmadinejad du 12 juin est contestée et que
les moyens de communications sont en grande partie censurés par les
autorités du pays.
Le moteur de recherche Google.com a désormais rajouté un service
gratuit de traduction de l’anglais vers le persan et vice-versa:
«Google Translate est un outil supplémentaire que les persanophones
peuvent utiliser pour communiquer avec le reste du monde et
inversement». Ce service traduit des phrases ou des sites entiers.
Le réseau social de Facebook sera complètement fonctionnel en Persan
dès ce soir. C’est un projet qui aurait débuté avant les élections,
mais accéléré pour l’événement. L’agence France-Presse rappelle
néanmoins que le site est bloqué en Iran. Même The Pirate Bay s’est mis
de la partie mercredi dernier, en brandissant un nouveau logo baptisé
«The Persian Bay» pour attirer l’attention sur son forum de discussions
contournant la censure iranienne, qui recense déjà des centaines de
milliers de «clics».
Les deux sites devront être patients pour rejoindre la «révolution
Twitter» en Iran, dont le gouvernement américain aurait même souligné
son caractère vital lundi dernier en leur demandant de retarder leur
mise à jour pour ne pas couper le fil des discussions déjà amorcées par
les Iraniens.