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Alexa Chung: une rose anglaise, avec quelques épines

Romina McGuinness - Metro World News

Alexa Chung est quasiment plus célèbre pour son style que pour ses contrats à la télé. Chic et modernes, ses tenues sont en fait l’heureux mariage des looks tomboy et écolière sage. Et cet inusité mélange de genres est réussi. Évidemment, ce n’est pas n’importe quelle femme qui peut porter des collants à la Peter Pan, des bas aux genoux et des loafers, mais cela n’empêchera pas ses milliers de fans d’essayer!

À 28 ans, elle propose une deuxième collection pour Madewell. S’inspirant de sa propre garde-robe, Chung a imaginé une série de pièces mignonnes et excentriques, dont plusieurs robes.

Qu’est-ce que ça vous fait d’être considérée comme une icône de mode?
Au début, ça me mettait mal à l’aise. Je suppose que c’est une réaction typiquement britannique que de se méfier des fleurs, parce qu’elles précèdent toujours le pot! Auparavant, ce terme était réservé à des gens comme Paris Hilton, mais plus maintenant. Aujourd’hui, Diane Kruger, Elle Fanning et moi-même sommes considérées comme des icônes. J’aime penser que c’est parce que nous nous habillons d’une manière intéressante.

Comment avez-vous abordé la création pour Madewell?

Très égoïstement! Je crée pour moi. Je n’ai pas d’intérêt à dessiner une collection commerciale. Comme beaucoup de mes amies jouent dans un groupe de musique, j’ai voulu faire des vêtements qui puissent être portés en tournée.

Les gens passent leur temps à disséquer votre style dans les magazines comme dans les blogues. Comment le décririez-vous?
J’aime le design classique – on dit classique pour une raison! – d’un chemisier et d’un veston : pratique, confortable et intemporel. J’aime le style de la marque Carven; sans être trop sexy, on se sent quand même attirante en portant ses vêtements. Je suis davan­tage inspirée par les tenues masculines, par des gens comme Keith Richards, Bryan Jones et les Beatles. Si je porte une robe girlie, je l’agence à un porte-documents et à des brogues, quoique je sois un peu lasse de ce style. Je souhaiterais parfois être un garçon.

Combien de temps passez-vous chaque jour à choisir votre tenue?

Je ne passe pas beaucoup de temps à me préparer. Par contre, je réfléchis long­temps avant d’acheter. Si vous connaissez vraiment votre style, la manière dont vous mélangez les vête­ments importe peu.

Vous partagez votre temps entre New York et Londres. En quoi, sur le plan de la mode, ces deux villes sont-elles différentes?
Les Anglais ont moins peur de prendre des risques. Ils ne suivent pas nécessai­rement les tendances, ils les lancent plutôt naturel­lement. Ils ont cet héritage excentrique, enchanteur et un peu fou. À New York, on est plus conservateur.

Vous avez été mannequin, animatrice télé et designer. Avez-vous une préférence?
Avant d’aller à la télé, j’ai fréquenté une école d’art et si je n’avais pas été ani­matrice, j’aurais travaillé dans le monde du design. Je suis plus à l’aise dans un contexte artistique. Quand je fais des croquis pour Madewell, ça me semble plus naturel et plus facile. Bien sûr, la télé, c’est ce qui m’assure un salaire. Ça me permet aussi d’assouvir mon désir d’être vue et entendue.

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