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Québec et Ottawa appelés à mieux financer le transport en commun

Photo: Archives Métro

Les gouvernements fédéral et provincial devraient délier les cordons de leur bourse et financer davantage le transport en commun.

C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par la firme CROP qui a été rendu public jeudi. Celui-ci a été produit à la demande de l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ).

Qu’ils se déplacent ou non en transport en commun, près de la moitié des répondants au sondage (52% et 44%) croient que Québec devrait augmenter sa contribution pour l’entretien et le développement des réseaux de bus, de train de banlieue et du métro de Montréal. Ottawa devrait aussi faire sa part, d’après les deux tiers des répondants (64% et 65%).

À l’heure actuelle, les sociétés de transport au Québec bouclent leur budget à partir de la tarification imposée aux usagers (33%), des contributions des municipalités (33%), de Québec (21%) et d’Ottawa (1%) ainsi que des taxes imposées aux automobilistes (6%).

«On dit qu’il n’y a pas d’argent, mais il y a quand même beaucoup d’argent qui circule, a fait savoir le président de l’ATUQ, Philippe Schnobb, qui tient aussi les rênes de la Société de transport de Montréal (STM). Est-ce qu’il ne faudrait pas repenser à réallouer les sommes déjà disponibles? Le développement du transport en commun est aussi un investissement dans l’économie.»

«Quand on dit que les gouvernements devraient payer, c’est le contribuable qui paie en bout de ligne», a ajouté M. Schnobb.

Les répondants au sondage ne s’entendent d’ailleurs pas sur les moyens qui devraient être utilisés pour augmenter le financement du transport en commun. Le péage routier (35%), une portion de la taxe de vente dédiée au transport en commun (33%), une taxe sur le stationnement (31%), une taxe sur la masse salariale (24%) et une hausse des frais d’immatriculation sont les solutions qui reçoivent le plus d’appuis, sans faire l’unanimité.

«On estime que c’est le voisin qui devrait payer, a dit M. Schnobb. La seule [solution] qui pourrait être porteuse à mon avis pourrait être la taxe de vente. On ne pourrait pas dire que c’est le voisin qui paie. Tout le monde paie. Il y a peut-être une piste là. Il n’y a pas de solution idéale.»

Bien qu’il n’y ait pas de solution qui se démarque pour financer le transport en commun, ses services demeurent essentiels, d’après le sondage. Pas moins de 96% des répondants croient en leur importance. Les arguments qui les incitent à utiliser ces services touchent la congestion routière (70%), l’accessibilité (66%) et l’environnement (63%).

La STM sur la bonne voie
La Société de transport de Montréal a commencé l’année 2014 avec un manque à gagner de 20M$. Elle est en voie de résoudre ce problème.

  • «On y a vu, a dit jeudi le président de la STM, Philippe Schnobb. On va avoir les résultats à la fin de l’année. On est sur la bonne voie pour combler ce manque à gagner. On tente le plus possible de se diriger vers l’équilibre, si ce n’est l’équilibre.»
  • La STM a notamment gelé les embauches, reporté des projets et réduit l’ampleur de certaines opérations de communication et de marketing.
  • «On ne voulait pas qu’il y ait d’impact sur le service à la clientèle, a souligné M. Schnobb. L’an prochain, nous ne souhaitons pas qu’il y ait un autre manque à gagner dans le budget.»

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