Le PQ représenté par Rachid Bandou
Pour lui, les enjeux qui importent aux laurentiens touchent également de près à l’immigration et l’intégration. «Pour un immigrant, ce n’est pas facile de quitter son pays. Il y a ceux qui s’adaptent vite, et ceux qui s’adaptent plus lentement. Lorsque l’on quitte un pays d’origine, on laisse la famille, les amis, une carrière, on quitte tout»…
L’accès à l’emploi devient donc l’autoroute principale vers l’intégration. «La porte ouverte de l’intégration, c’est le travail», infère-t-il. «C’est le travail qui confère l’estime de soi à une personne.»
Bien qu’il souligne l’importance du travail sur une personne immigrante, il admet également que les problèmes de logement et le manque de logements sociaux n’aident pas les résidents de Saint-Laurent. «L’immigrant arrive, il cherche un loyer… Je me suis rendu compte, lorsque j’ai fait du porte-à-porte, que certaines familles vivent beaucoup dans un petit logement. Et je ne parle pas des conditions et des logements parfois insalubres»!
L’éducation doit demeurer au sein des préoccupations pour tous les Québécois. M. Bandou dit comprendre l’importance primordiale que l’éducation représente pour les familles immigrant au Québec.
«Tout passe par l’éducation. La majorité des personnes qui quittent leur pays – moi-même je l’ai fait – c’est pour les enfants qu’ils se sacrifient.»
L’homme, qui en est à sa deuxième campagne électorale, milite au sein du Parti Québécois depuis 2004. En 2007, il y œuvre en tant que Conseiller à la Commission de la citoyenneté ainsi qu’à la Commission de la mobilisation en 2012. Pour lui, la politique est une question de passion. «J’aime relever les défis», explique-t-il. «Beaucoup de gens disent que les immigrants ne s’investissent pas dans la politique. (…) Les gens qui militent maintenant sont ceux qui militaient également dans leurs pays.»
Charte des valeurs
Pour Rachid Bandou, le projet de loi 60 (mieux connue sous le nom de Charte des valeurs québécoises) ne vient aucunement brimer les libertés des communautés culturelles de Saint-Laurent. Selon le candidat, c’est un avantage. «C’est un avantage d’avoir quelqu’un d’ailleurs qui peut l’expliquer (la ligne du parti). Même la charte… Attention ! Ce n’est pas contre le voile… Ils entendent des menteries. Vous avez plus le droit de pratiquer vos religions ici que dans vos pays d’origine ! Ce n’est pas contre les mosquées.
«C’est quoi la foi», s’est questionnée M. Bandou. «Elle est dans le cœur. Ce n’est pas l’apparence, mais plutôt l’être, le cœur. La religion ne se mesure pas par la dimension d’une croix, d’un voile ou d’une kippa. Elle se mesure par les gestes que l’on pose quotidiennement.»
Les Laurentiens auront le temps de connaître le candidat, car il promet de continuer à faire du porte-à-porte et d’écouter les citoyens de la circonscription. Il veut d’ailleurs livrer un message pour ceux qui douteraient de la pertinence de voter.
«Il ne faut pas oublier pourquoi on est parti (des pays d’origine). Il y a des gens qui se sont sacrifiés pour que l’on ait le droit de mettre un bulletin de vote dans l’urne. C’est pour appuyer la démocratie. Ce n’est pas la même chose, ça ne se passe pas comme ça se passe dans vos pays d’origine».
Pas peur des Libéraux
Pour Rachid Bandou, c’est la peur qui fait en sorte que les résidents continuent d’appuyer le Parti libéral du Québec. En plus de désapprouver ce qu’a fait jusqu’ici ce qu’a fait le parti, il rappelle que c’est sous les Libéraux qu’il y a eu la pire crise sociale au Québec, évoquant le printemps érable. «Monsieur De Sousa travaille très fort au niveau municipal», a commenté le directeur de campagne, Jean-François Truchon. «On ne voit malheureusement pas cela au niveau provincial».
Pour consulter le programme du Parti Québécois : http://pq.org/programme/.