Un nouveau centre de travail collaboratif sur le Plateau
Par Frédérique Charest
« Le travailleur autonome, selon moi, fait face à de l’isolement. Quand on travaille toujours de la maison, il y a beaucoup de distractions. Un centre comme le nôtre permet de briser cet isolement », explique Philippe Tremblay, directeur associé de la Halte.
Pièces de travail à aire ouverte, bureaux privés, salles de conférence et de formation, salon commun et, prochainement, une terrasse : les fondateurs tenaient à offrir des espaces privés et des endroits où leurs membres peuvent se rencontrer et forger des alliances.
Un mois après son ouverture, huit des 21 bureaux fermés ont trouvé preneur. Ces locaux hébergent des entrepreneurs qui œuvrent entre autres en informatique, en communication, en marketing, en design, en Web télé et en promotion événementielle.
« On voulait mettre en place des activités ou des actions pour aider les entrepreneurs à rencontrer des gens complémentaires à ce qu’ils font pour développer leur réseau professionnel, affirme Olivier Berthiaume, directeur associé. On leur demande de nous dire quel genre de professionnel ils aimeraient rencontrer. Par exemple, notre informaticien a de nouveaux contrats parce qu’il y avait des gens qui voulaient mettre à jour leur ordinateur. On avait une personne dans les communications qui révise des textes pour la Web télé.
Rudy Tassy, un entrepreneur qui œuvre en design et développement Web, a eu le coup de foudre. Selon lui, le centre ressemble à ceux que l’on peut retrouver à San Francisco et à New York.
« Ça permet d’avoir un style plus professionnel que de recevoir mes clients ou mes employés à la maison. J’ai mon bureau et j’ai accès à une salle de conférence. Le réseautage, c’est aussi un plus. Il y a des compagnies ici qui sont similaires. Mais nous offrons tous des services différents. Avoir tout le monde de la même sphère, c’est vraiment pratique.”
Un projet longuement mûri
Les deux partenaires d’affaires ont d’abord travaillé ensemble en vente et en marketing au sein d’une compagnie pharmaceutique. C’est là qu’ils ont développé leur ambition commune de démarrer un jour leur propre entreprise.
Durant trois mois, ils ont monté leur plan d’affaires. Mais trouver des partenaires financiers n’est pas toujours évident pour de jeunes entrepreneurs. Ils ont d’ailleurs essuyé plusieurs refus avant de trouver un soutien.
« Le financement, ça été le plus gros défi. C’est une réalité pour n’importe quelle petite ou moyenne entreprise (PME) qui cherche des fonds. Ç’a été quelque chose qui a été quand même assez complexe. On a finalement eu la chance de compter sur un appui de Desjardins à Trois-Rivières. C’est peu commun, mais c’est l’endroit où on a trouvé des gens qui ont cru en notre projet et qui nous ont accompagnés de A à Z », souligne M. Tremblay.
Une fois l’argent trouvé, ils ont dû trouver un bâtiment assez grand pour abriter des bureaux fermés et des pièces communes.
« Oui, le fait qu’il y a beaucoup de travailleurs autonomes nous a attirés sur le Plateau. Mais en même temps, le manque de stationnement est un problème. Il y a donc des avantages et des inconvénients, indique M. Tremblay. Cependant, je pense que c’est beaucoup le fait d’avoir trouvé la bâtisse idéale qui nous amené ici. »