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Discrimination dans le prix des vignettes de stationnement sur le Plateau-Mont-Royal

Le prix des vignettes de stationnement sur le Plateau-Mont-Royal par rapport à tous les autres arrondissements de la ville de Montréal est discriminatoire et injustifié.

Sur le Plateau, le prix des vignettes est de 2 à 3 fois plus élevé que partout ailleurs sur l’île de Montréal. Les gens du Plateau sont-ils à ce point pécuniairement plus favorisés que le reste de la population de Montréal? Par exemple dans Outremont, là où se trouvent les gens les plus fortunés, le prix d’une vignette est de 68.97 $ comparé à 160.93 $ sur le Plateau. Une différence de 133 %. L’an passé, il n’en coûtait que 70 $ pour une vignette sur le Plateau. Révoltant!

Qu’avons-nous fait pour avoir une telle différence avec le reste des gens de la même ville que nous? Avons-nous le droit d’avoir un véhicule pour remplir nos obligations élémentaires et à l’occasion de profiter de nos loisirs? Comment en sommes-nous arrivés à avoir à nous justifier ainsi de faire usage d’une automobile? Avoir deux véhicules et acheter une autre vignette pour la deuxième auto est encore plus choquant, 482.79 $, comparé à 179.32 $ pour Ville-Marie endroit aussi densément peuplé que le Plateau.

Qu’avons-nous fait? Un employé de la ville m’a dit que c’est «pour garder la piscine Schubert (coin Bagg et Saint-Laurent) ouverte». Il faut 286 000 $ pour la garder ouverte (selon un article du journal le Plateau d’octobre 2011). Cibler les gens qui ont des voitures pour tous les manques à gagner des budgets municipaux s’avère injuste!

Il deviendra quasi impossible de stationner sur le Plateau sans vignette, car notre maire si peu à l’écoute de ses concitoyens (au point où l’un de ses acolytes n’a d’autre choix que de démissionner) va doubler, ou davantage, les zones à vignette à partir du 20 octobre 2012.

Nous n’avons plus le choix d’acheter ces vignettes si nous voulons trouver une place de stationnement près de chez soi. C’est une situation claire de prise en otage du consommateur et des commerçants qui sont déjà très pénalisés par toutes les mesures déployées par le maire Ferrandez depuis un an afin de réduire la circulation et l’usage de l’automobile, sur SON territoire. Nous choisissons de ne pas acheter ces vignettes, mais nous savons que nous allons en payer le prix d’une façon ou d’une autre : bonjour stress du retour à la maison…

Michel Arvisais

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