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Une question viscérale

Noël approche et nous sommes pris dans le brouhaha des préparatifs : décoration de notre environnement, cadeaux à acheter, boustifaille à cuisiner, sans compter les diverses invitations à lancer pour célébrer la fête et notre look festif à soigner pour manifester notre joie.  Mais au cœur de ce tourbillon, l’éternelle question de la fin du monde revient régulièrement nous tarauder l’esprit.
 

Souvenons-nous quand est arrivé le passage vers le troisième millénaire, combien la tension était palpable dans la population. Plusieurs ne voulaient pas croire à la fin du monde tandis qu’en même temps certains persistaient à craindre le pire. Après une accalmie, appuyé sur le calendrier des Mayas, dernièrement la fin du monde est réapparue et est d’ores et déjà décrétée pour le 12 décembre de cette année 2012……on ne nous spécifie pas l’heure!!!!!!!!!!

Dommage! Mais ce 12 décembre ne serait-il pas plutôt le 21 comme l’annonce d’autres lectures du texte? Malgré les explications savantes des anthropologues pour récuser l’interprétation fataliste de ce calendrier, le doute persiste encore parmi nous. D’aucun se demande : « Que présagent exactement les calculs de ces inspirés Mayas? » On nous informe même que des mordus de cette question de la fin du monde se rendront dans les régions habités par ces peuples de l’Amérique centrale pour y vivre leurs savantes prédictions. Belle affaire pour les transporteurs aériens, n’est-ce pas?

Toutefois, la question de la fin du monde inquiète depuis longtemps l’esprit des hommes et des femmes de cette petite terre. Si nous consultons nos moteurs de recherches électroniques, nous trouverons de longues listes tant d’individus que de sectes ou de religions qui ont abordé et prévu une fin de monde. Pour ma part, j’apprécie hautement cette parole loin du sensationnalisme : « Mais ce jour et cette heure, nul ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne sinon le Père, et lui seul. » Mt, 24, 36. En effet, l’univers est trop vaste, la terre et notre système solaire trop complexe pour que du haut de notre savoir restreint, nous puissions décréter à quel moment précis ils termineront leur existence.

Si « Ce jour et cette heure » sont tout à fait inconnues de tous, nous n’en sommes pas moins tous immergés dans ce vaste monde. Au lieu de nous inquiéter indéfiniment de la fin du monde, n’y aurait-il pas lieu de nous émerveiller de la chance exceptionnelle que nous avons de vivre dans le merveilleux monde qui existe tout autour de nous comme en nous? Ne faudrait-il pas reconnaître la grandeur et la beauté de l’espèce humaine issue de « l’univers (qui) savait quelque part que l’homme allait naître » comme le dit si bien le physicien Freeman Dyson.

Si nous sommes « Poussière d’étoiles », comme le dit Hubert Reeves, Issus de la matière, de la biologie, de la biochimie et de l’astrophysique ne sommes-nous pas un univers qui prend de plus en plus conscience de lui-même? Nous devons donc agrandir continuellement notre conscience de Vie au rythme des secondes et de tous les événements petits et grands de notre quotidien qui ne cessent de nous façonner pour que nous goûtions enfin à la joie impérissable de vivre.

Intéressés à accroître notre conscience de la Vie en nous comme autour de nous, plus rien d’autre n’accaparera notre énergie. Et notre plus beau voyage sera celui que nous ferons pour entrer en nos terres intimes et secrètes.

Au cœur de cet univers si vaste et si méconnu…. Bon voyage!

 

 

 

 

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