Mindy Pollak
Le district Claude-Ryan dans lequel Mindy Pollak se présente comme conseillère va de Hutchison à Bloomfield et de Van Horne à Laurier. Ce district est actuellement représenté par le conseiller Louis Moffatt. Un secteur où l’on retrouve une représentation importante de la communauté hassidique. C’est aussi dans ce district que se présente également, comme candidat indépendant, Pierre Lacerte.
«La rencontre avec Projet Montréal s’est faite d’une manière simple et naturelle», avance la jeune candidate. «Le parti de Richard Bergeron était intéressé par nos activités lorsque nous avons fondé Les Amis de Hutchison. Ils nous ont remarqués et ils ont appuyé le groupe en marquant leur présence lors de nos rencontres.»
«Quand est venu le temps de constituer une équipe municipale dans l’arrondissement, ils ont commencé à m’en parler. Je les ai choisis parce que Projet Montréal est le seul parti politique qui n’a jamais connu de scandales de corruption. De plus, il a toujours démontré un intérêt pour ouvrir un dialogue avec la communauté hassidique.»
Représenter l’ensemble d’un quartier
«Un de leurs représentants pour l’arrondissement du Plateau, Alex Norris, est l’un des rares élus à avoir assisté ou participé à certaines de nos activités avec Les Amis de Hutchison», poursuit-elle. «C’est le seul qui ait démontré son intérêt, mis à part la conseillère Ana Nunez qui nous a approché, Leila et moi pour intégrer le Comité consultatif sur les relations intercommunautaires qu’elle mettait en place.»
Effectivement Leila Marshy et Mindy Pollak en sont toutes les deux membres depuis le printemps 2012. «J’étais heureuse d’y participer parce que les enjeux se faisaient de plus en plus pressants, relate Mindy, comme cette recommandation du Comité consultatif autour et à propos de la fête de Pourim, qui n’a pas été retenu par le conseil d’arrondissement. Cet événement ainsi qu’un ensemble d’éléments, une accumulation de diverses positions parfois opposées, m’ont incité alors à me lancer dans le débat politique.»
«Mais je n’oublie pas que je représenterai l’ensemble du quartier, ajoute Mindy, et que j’aurai à répondre aux besoins de tout le monde !» Face à certains paradoxes entre sa communauté et les autres résidents de son district, la candidate pense que la parole reste le meilleur outil.
«Il faut parler avec les gens, les rencontrer afin de trouver ensemble la meilleure solution», affirme Mindy Pollak. «Tous les gens ont des enjeux qui concernent finalement toutes les communautés, reprend Mindy Pollak, que l’on parle d’école, des parcs, des enfants, etc.; Projet Montréal veut vraiment travailler avec les gens des quartiers et toujours les consulter sur les enjeux.»
Un rééquilibrage des chances
«Lorsque je fais du porte-à-porte, les gens me félicite pour cette candidature.» Un fait démontré pendant cette entrevue interrompue par une maman qui tenait à lui exprimer son soutien. «Les femmes de ma communauté sont très enthousiastes quant à ma candidature. Je sais que je ne fais pas forcément l’unanimité chez les hommes de ma communauté, mais ils s’intéressent à cette campagne aussi pour cette raison.»
Ses traditions hassidiques l’empêchent de serrer la main des hommes. Tout un défi quand on fait campagne. «Leila s’en charge», s’amusent-elles toutes les deux. Alliée fidèle, Leila Marshy est traductrice, correctrice et rédactrice. D’origine terre-neuvienne et… palestinienne !
«Projet Montréal est une équipe formidable», s’enthousiasme la candidate. «Étienne Coutu se présente au poste de maire. Philippe Tomlinson se présente comme conseiller contre la conseillère indépendante Céline Forget dans Joseph-Beaubien. Je n’ai jamais vu des gens dans mon entourage aussi excités et intéressés par cette campagne et ma candidature. D’autant plus qu’on assiste cette année à un rééquilibrage des chances pour chacun des partis ou des candidats indépendants en lice.»