Avenue Laurier de nouveau en chantier
Dès la fin de cette semaine (15 avril), l’équipe de la Commission des services électriques de Montréal effectuera des travaux préliminaires. Ceux de réaménagement débuteront plus tard au cours de l’été, a laissé savoir Michel Tanguay, chargé de communication à l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal.
La phase II consistera principalement en l’élargissement des trottoirs sur le côté nord de l’avenue et en la plantation de 37 arbres. L’avenue Laurier sera fermée à la circulation routière tout au long du chantier. La portion comprise entre la rue Saint-Denis et l’avenue Henri-Julien, cependant, ne sera pas touchée en raison de travaux d’infrastructures à venir.
« C’est dans le but de créer une certaine continuité avec la première partie des travaux [sur l’avenue Laurier], effectués à l’est de Saint-Denis. Les trottoirs sont très étroits et il n’y a pratiquement pas d’arbres », a-t-il expliqué.
À ce jour, impossible de savoir combien de temps dureront le chantier et le coût estimé des travaux. Ces informations ne sont pas connues, puisque le contrat n’a pas encore été octroyé, a indiqué M. Tanguay. Il devrait l’être à la fin juin.
Grilles et économies
Si les contrats pour les travaux en tant que tels n’ont pas été octroyés, l’administration du Plateau-Mont-Royal a toutefois fait l’acquisition de 37 grilles pour recouvrir les carrés d’arbres auprès de la compagnie Bibby Sainte-Croix, au coût de 73 893 $.
L’arrondissement justifie cette dépense en indiquant que « par souci de continuité architecturale, [il] propose d’utiliser les mêmes grilles qui ont été utilisées dans le projet de l’Espace Laurier en 2012 ».
« Nous sommes d’avis qu’il sera très difficile, voire impossible, dans le cadre d’un appel d’offres sur invitation, d’obtenir exactement le même produit d’un autre fournisseur dans un délai permettant la construction à l’été 2013 », peut-on lire dans le sommaire décisionnel de la séance du conseil du 8 avril.
On y précise également que « l’achat des grilles directement par l’arrondissement permet de les obtenir au prix du manufacturier et d’éviter ainsi les marges de profit souvent excessives sur ce type de produits manufacturés dans le cadre d’un contrat de construction de trottoirs ».
À titre comparatif, dans le cadre de ce contrat, le coût unitaire des grilles modifiées (pour les fosses d’arbres rectangulaires) est de 1735 $ plus taxes, alors que pour l’aménagement de l’Espace Laurier, l’arrondissement avait déboursé près de 4000 $ par grille. Cette somme comprenait le coût d’une grille régulière de forme carrée (1500 $), de son socle (1000 $) ainsi que les frais d’installation et la marge de profit de l’entrepreneur (1500 $).
« Le 1735 $ ne comprend pas l’installation et le socle, mais il y a quand même un gain à faire, car on évite que l’entrepreneur n’aille se chercher une marge de profits », explique M. Tanguay, mentionnant qu’il s’agit somme toute d’une situation exceptionnelle, puisque l’arrondissement n’a pas l’habitude de se procurer lui-même les matériaux pour la réalisation des travaux.