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Philippe Couillard visite «L'Express»

Joanny-Furtin Michel - TC Media
À l’occasion d’une conférence de presse rassemblant tous les hebdomadaires TC Média de l’Ouest de l’île de Montréal, Philippe Couillard est venu visiter mercredi dernier la salle des nouvelles de « L’Express d’Outremont » et de « L’Express de Mont-Royal ».

Lors de cette entrevue collective, il a abordé les liens avec la communauté anglophone et les grands projets du secteur dont, entre autres, le train de l’Ouest et la prolongation de la ligne bleue du métro de Montréal. Il fut aussi question du registre des armes à feu que défend le candidat à la direction du Parti Libéral du Québec (PLQ). « On recense pas moins de 1,5 million d’armes à feu au Canada. Il est donc important de légiférer pour ne pas vivre les tristes événements de nos voisins du sud. »

« Je tiens à me porter à la défense de Jean Charest qui, dans le cadre de son gouvernement, a mis beaucoup de choses en place en termes de finances publiques, d’environnement, et de santé et bien sûr le grand projet plan Nord. »

Éducation et formation, promotion de la langue française, développement de l’économie restent pour lui, à l’instar de ses deux collègues Raymond Bachand et Pierre Moreau, des thèmes importants de sa campagne au leadership des libéraux.

« En ce qui concerne les universités, il est clair que le gel des frais de scolarité est exclu. Toutefois, ceci étant dit, il faut complètement repenser le financement de nos universités. Nous avons de très bonnes universités au Québec. N’oublions pas que deux des 100 meilleures universités au monde sont au Québec. Il s’agit notamment de l’Université McGill et l’Université de Montréal. »

« Plusieurs pistes de solutions existent pour financer nos universités et notre système d’éducation. L’indexation sur l’indice des prix tout d’abord. La contribution des étudiants ensuite, selon une participation jusqu’à concurrence de 15 % seulement. »

« Certes, il faudra également revoir la participation des étudiants selon les coûts de leur formation. On ne peut pas seulement penser augmenter la contribution de certaines filières en partant du principe qu’ils gagneront plus dans l’exercice de leur profession sans omettre que, de toute façon, ils paieront de l’impôt en conséquence. »

« Un étudiant en médecine contribue à concurrence de 10 % sur les coûts de sa formation alors qu’un étudiant en sciences humaines contribue à près de 50 %. Enfin la bonification du financement des prêts et bourses pourrait faire partie de la solution. »

La santé d’un peuple

« Dans un autre registre, le Québec a fait de gros progrès dans le domaine des services chirurgicaux. Il faut toutefois faire attention de ne pas revenir en arrière en se reposant sur ses lauriers. Pour avoir au Québec un système d’aide médicale à l’image de la France, toutes proportions gardées, il nous manque 7000 médecins. »

Abordant ainsi le dossier de la santé, un domaine que connaît bien ce neurochirurgien devenu ministre, « nous avions commencé à développer les cliniques de réseaux. Au nombre de 35 à Montréal, elles sont à même d’assurer, entre autres, les soins à domicile. Ce sont des répondants rapides importants quant à la gestion de l’engorgement des urgences. On sait que tous les types de soins ne se traitent pas nécessairement aux urgences et qu’il existe d’autres structures plus efficientes. Dans le cas d’un retour du PLQ au pouvoir, il faudra reprendre le développement de ses cliniques de réseaux. »

La performance des commissions scolaires

Sur la question du train de l’ouest, le candidat à la chefferie a clairement annoncé son intention de faire un système de transit rapide via le transport en commun « Il ne faut pas perdre de temps à se questionner sur le choix entre le train ou le bus. Il faut faire les deux pour desservir l’ouest de l’île et au-delà. Il faut noter que Vaudreuil est l’un des secteurs de développement de population qui grossit le plus rapidement au Québec et un projet d’hôpital est en cours. »

À propos de la communauté anglophone et de l’éducation, Philippe Couillard a admis que l’ESBM (English School Board Montreal), la commission scolaire anglophone de Montréal, couvre des territoires très vaste et qu’un rapprochement avec les autres commissions scolaires devrait être envisagé.

« Les commissions scolaires font un travail important et sont performantes en termes d’administration, de gestion, mais aussi de suivi des élèves en difficulté. Il faut les soutenir et leur laisser une marge de manœuvre plus souple selon les besoins et les enjeux des régions concernées. »

« Notamment sur le dossier du décrochage scolaire qui est selon moi un enjeu national », insiste Philippe Couillard. « Il faudrait diminuer le nombre d’élèves dans certaines classes, augmenter le nombre de professeurs et autres professionnels intervenants. Prenons pour exemple ce qui se fait au lac Saint-Jean où l’on mêle dans les programmes éducatifs les communautés, les enfants, les familles, les entreprises.

« Dans le même sens, il est important de soutenir les activités parascolaires pour les garçons, notamment le sport et plus particulièrement le football, et valoriser la formation des entraîneurs qui ont aussi un rôle d’éducateur. »

Rallier les militants

« Pour moi il est clair qu’un gouvernement municipal est une autre forme de gouvernement il est donc important que les municipalités puissent aller plus loin pour se financer en leur donnant en leur permettant d’autres habiletés que simplement la taxe foncière pour boucler leur budget. »

« Il n’est pas question pour moi de revoir la Loi 101 qui fonctionne très bien. Les études le démontrent, les allophones utilisent bien et, de plus en plus, le français pour communiquer au Québec. »

« Mes atouts face à mes challengers ? Ma capacité à rallier des nouveaux membres. Plusieurs m’ont fait part, lors de mes rencontres avec les gens et les militants de leur intérêt de rejoindre le PLQ à la faveur d’un programme renouvelé de nos idées », termine le candidat Philippe Couillard en concluant : « Le renouveau de notre discours politique nous permettra ainsi de récupérer quelques  »caquistes » et certains libéraux déçus. Au PLQ, nous voulons travailler ensemble; il n’y a pas de guerres intestines comme dans certains autres partis. »

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