Les Trappeurs s'écrasent
Les entraîneurs Beverley Jacques et Ralph Nelson, qui ont pris la barre de cette formation en août dernier, n’envisageaient pas de vivre une saison comme celle-ci. Leur objectif de départ était de participer aux séries éliminatoires. Ce dernier a rapidement changé pour tenter de rester au sein de la deuxième division.
« Si nous regardons nos points produits [au dernier rang avec 1002 points en 18 matchs], c’est le symbole d’un manque de productivité, d’un problème dans l’exécution et dans le partage du ballon. Si nous regardons nos points contre [au dernier rang avec 1600 points en 18 parties], nous remarquons un gros problème en défensive. Nous ne pouvions pas faire de pression. C’est la preuve de notre rendement », indique M. Jacques.
Ce dernier ajoute que ces mauvaises performances seraient la conséquence de l’attitude d’un grand nombre de joueurs au sein des Trappeurs.
« Certains voulaient plus marquer que distribuer le ballon. L’équipe en défensive et en attaque était paresseuse. Ils n’essayaient pas de créer un jeu, ils allaient marquer directement », souligne-t-il.
La plus grande déception de l’entraîneur est que les basketteurs ne voulaient pas mettre l’effort qu’il fallait. Quand des sportifs ne jouent pas, ils envoient le message qu’ils ne feront pas d’efforts dans leur vie non plus, estime-t-il. Selon lui, ils sont trop aisés. « Il n’y avait rien à faire avec ces gars-là. Il y avait un manque de volonté de leur part.
« Ce n’est pas normal que lorsqu’une personne décide de se joindre à une équipe de basketball collégial, que ce ne soit pas sérieux pour elle, car celle-ci a le privilège de représenter son école. Si elle voulait juste jouer, il y a une session libre le mercredi », déplore-t-il avec tristesse.
Malgré la situation, M. Jacques affirme que ce n’est pas une année à oublier pour autant. Les deux entraîneurs ont beaucoup appris de cette aventure et ils savent désormais comment entreprendre la prochaine saison pour éviter un résultat semblable.
« Nous allons mettre en place un contrat pour les joueurs, c’est-à-dire un code de discipline, ainsi qu’un test de personnalité. J’ai vu ce qui ne fonctionnait pas à ce niveau-là. Il y a des gens très égoïstes, irresponsables et négligents. Ce sont trois choses qui font mal. Je veux bien les aider, mais ce n’est pas en une ou deux sessions que je pourrais contribuer à leurs efforts. Cette année, on a même pensé à contacter une psychologue d’équipe. C’est grave! Je ne peux pas comprendre des gens qui vont boire la veille d’un match ou qu’ils ne veulent absolument pas passer le ballon à leur collègue qui est démarqué. Ce sondage-là va nous en dire beaucoup sur les joueurs et nous aidera à la sélection », explique-t-il.