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Les berges suscitent l’intérêt

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
Les idées foisonnaient lors de la consultation publique sur la mise en valeur des berges tenue le 21 juin au centre Roussin. Dix-sept citoyens ont donné leur avis à ce sujet après que des fonctionnaires de l’arrondissement Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT) eurent fait état de la configuration actuelle des berges sur la rivière des Prairies et sur le fleuve Saint-Laurent. Les résultats de cette consultation serviront de plan directeur à l’administration pour de futurs aménagements.

« C’est un canevas, ce n’est pas un plan final », a prévenu la mairesse Chantal Rouleau en introduction pour rassurer son assistance. Les idées des citoyens sont les bienvenues et pourraient bien inspirer certaines orientations à l’arrondissement.

La mairesse est d’ailleurs convaincue du potentiel des berges, dont les rives totalisent 15 km à RDP (rivière des Prairies) et 9 km à PAT (fleuve Saint-Laurent).

« Il importe de favoriser ces plans d’eau et de les préserver », a-t-elle souligné, avant de rappeler, avec force conviction, que « le rapport à l’eau pour les Montréalais est identitaire ».

La parole aux citoyens

Après une présentation de l’état des berges, les citoyens ont pu tour à tour prendre la parole. Cela a duré près d’une heure et demie.

Une dame s’est d’abord exprimée quant à la nécessité qu’il y ait une plage dans l’est de la Ville. « Pour les gens qui ont peu de moyens, aller au Vieux-Montréal pour se baigner, c’est moins évident », a-t-elle fait remarquer.

La mairesse a acquiescé à cette demande après avoir rappelé à tous qu’elle avait sauté dans le St-Laurent dans le Vieux-Montréal plus tôt dans la journée. Celle qui préside la première assemblée du genre à Montréal a ainsi tenu à signifier qu’elle est une défenderesse de l’accès aux berges partout sur l’île. Son administration travaille d’ailleurs sur un projet de plage urbaine en lieu et place de l’ancienne Marina Beaudoin.

Un autre participant a mentionné qu’un quai à Verdun permet aux citoyens de se baigner en eau profonde à toute heure du jour. « C’est pas supervisé », s’est-il réjoui, et « ça ne coûte pas cher » à construire.

La préservation des milieux naturels n’a pas été passée sous silence. « Ce serait beaucoup de favoriser la naturalisation des berges », a lancé un citoyen, pour faciliter, par exemple, la reproduction des oiseaux.

Le transport sur le fleuve, un autre cheval de bataille de la mairesse Rouleau, a aussi été évoqué. À l’heure de pointe, s’est permis d’avancer l’édile, il faut 30 minutes à une navette fluviale pour se rendre au centre-ville, soit moins qu’en transport terrestre.

La mairesse a promis de convoquer les citoyens à nouveau l’automne prochain. Un Plan directeur de mise en valeur des berges devrait normalement avoir été adopté à ce moment.

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