Soutenez

Affaire Shafia : un cas isolé

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Impossible de discuter de la création d’un centre pour femmes musulmanes en détresse au Bureau associatif pour la diversité et la réintégration (BADR) sans songer à l’histoire de la famille Shafia, qui résidait à Saint-Léonard. Le couple d’origine afghane et leur fils aîné ont été reconnus coupables du meurtre prémédité de quatre membres de leur famille, afin de laver leur honneur. Il se pourrait que la cause soit portée en appel.

« Je crois que si un tel centre avait existé, peut-être que les choses se seraient passées différemment. L’affaire Shafia est un cas unique. Si quelqu’un décide de poser un tel geste, c’est son affaire à lui.

« Dans le cas du cardiologue (Guy Turcotte), on dit que c’est un médecin, point. Dans le cas de l’affaire Shafia, on dit c’est parce que c’est un musulman, que c’est culturel, etc. C’est comme si on associait toute la communauté musulmane à l’affaire Shafia. Or, ce n’est pas toute la communauté, c’est UNE personne. Dans la communauté afghane, il y a beaucoup de particularités culturelles qui n’ont rien à voir avec l’islam. S’il y avait eu un centre pour femmes musulmanes, les victimes auraient pu être hébergées pendant que l’on tentait de communiquer avec l’autre pour lui expliquer que personne ne peut tuer. Si quelqu’un doit être jugé, ce sera Dieu qui le fera. Le rôle d’un parent est d’éduquer son enfant et de l’amener jusqu’à l’âge où il pourra faire ses propres choix », croit Najet Ferjani, directrice au BADR.

Pour en savoir plus:

Salamou alaykoum, Najet Ferjani

 

Pas facile d’être immigrant

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.