Affaire Shafia : un cas isolé
« Je crois que si un tel centre avait existé, peut-être que les choses se seraient passées différemment. L’affaire Shafia est un cas unique. Si quelqu’un décide de poser un tel geste, c’est son affaire à lui.
« Dans le cas du cardiologue (Guy Turcotte), on dit que c’est un médecin, point. Dans le cas de l’affaire Shafia, on dit c’est parce que c’est un musulman, que c’est culturel, etc. C’est comme si on associait toute la communauté musulmane à l’affaire Shafia. Or, ce n’est pas toute la communauté, c’est UNE personne. Dans la communauté afghane, il y a beaucoup de particularités culturelles qui n’ont rien à voir avec l’islam. S’il y avait eu un centre pour femmes musulmanes, les victimes auraient pu être hébergées pendant que l’on tentait de communiquer avec l’autre pour lui expliquer que personne ne peut tuer. Si quelqu’un doit être jugé, ce sera Dieu qui le fera. Le rôle d’un parent est d’éduquer son enfant et de l’amener jusqu’à l’âge où il pourra faire ses propres choix », croit Najet Ferjani, directrice au BADR.
Pour en savoir plus:
Salamou alaykoum, Najet Ferjani