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« La culture alimente l’économie ! »

Joanny-Furtin Michel - TC Media
La culture est un moteur de croissance, et ce, au delà même du sens strict du terme économie. Derrière le divertissement, il y a l’appartenance à un quartier, l’engouement qu’en éprouve les visiteurs, et une vision de l’achalandage concertée et pertinente.

Pour notre dossier économique, nous avons rencontré la mairesse de l’arrondissement d’Outremont, Marie Cinq-Mars, conseillère de ville au Conseil municipal de Montréal, et, dans le cadre de ce dossier, conseillère associée à la culture. Elle nous retrace le chemin de Damas parcouru par la culture à Outremont.

« Au début des années 1980, Outremont était une ville dortoir. La galerie d’art était un sous-sol d’école où l’on ne pouvait exposer que trois jours pendant les fêtes. La bibliothèque se tassait dans les bureaux des services techniques et la bibliothèque des enfants dans un sous-sol avec une table et trois chaises. Quant au Théâtre Outremont, il était fermé. Et il le fut pendant dix longues années. »

« Les citoyens d’Outremont se sont pris en mains et ont mis en place une mobilisation citoyenne pour interpeller les élus de l’époque, de mander des subsides, lever des fonds, organiser des événements-bénéfices, etc. J’ai eu l’honneur de présider un de ces comités », se souvient Marie Cinq-Mars.

« On nous a cédé une salle dans un ancien couvent pour y installer une première galerie d’art digne de ce nom. Un projet a vu le jour pour avoir une bibliothèque à la hauteur des besoins et des attentes des citoyens. »

« Notre mission politique en terme de culture doit non seulement montrer l’art créé à Outremont, mais aussi l’art créé ailleurs pour entraîner une chalandise profitable aux commerces et services voisins des lieux d’attraction. Idem pour la bibliothèque Robert-Bourassa, la Galerie d’art, le théâtre Outremont. »

« L’indice de bonheur est plus élevé dans les sociétés qui ont un fort développement culturel », poursuit la conseillère associée à la culture. « Les experts affirment que l’Art est le 4e pilier du développement durable. Les festivals de Jazz, des Francofolies et Juste pour Rire génèrent 145M$ de retombées économiques en terme d’emplois, de voyages, d’hôtels, de restaurants, de consommations courantes, etc. »

« À une échelle plus modeste, la recette reste la même dans nos quartiers. C’est tout un défi pour attirer les clientèles, mais aussi garder notre monde ici en donnant la possibilité aux résidents de consommer localement en profitant à pied de leur quartier. »

Selon Marie-Cinq-Mars, la culture est un outil pour développer la force d’attraction d’un quartier. La dimension psychologique est donc aussi importante. Savoir la richesse et la variété culturelles que propose son propre quartier renforce le sentiment d’appartenance. Cet achalandage stimule les relations sociales et humaines parce que le quartier est « habité ».

« Ainsi, venir voir un spectacle permet de découvrir, ou peut-être simplement apercevoir des commerces spécifiques où l’on pourra revenir magasiner à d’autres moments de la journée. »

En conclusion, il faut maintenant lier, coordonner tous ces projets culturels pour qu’ils se développent en harmonie avec les autres dynamiques de développements que sont les commerces, les écoles, les services sociaux, les résidences pour aînés, etc.

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