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Uber fera ses propositions jeudi après-midi

MADRID, SPAIN - OCTOBER 14: In this photo illustration the new smart phone taxi app 'Uber' shows how to select a pick up location next to a taxi lane on October 14, 2014 in Madrid, Spain. 'Uber' application started to operate in Madrid last September despite Taxi drivers claim it is an illegal activity and its drivers currently operate without a license. 'Uber' is an American based company which is quickly expanding to some of the main cities from around the world. (Photo by Pablo Blazquez Dominguez/Getty Images) Photo: Getty Images

C’est jeudi après-midi, alors que s’amorce en matinée la commission parlementaire sur l’industrie du taxi à l’Assemblée nationale à Québec, que sera entendu le directeur général d’Uber, Jean-Nicolas Guillemette.

Le gouvernement discutera alors avec les dirigeants de l’application pour téléphone intelligent de l’encadrement de leur service de transport qui sème la grogne chez les chauffeurs de taxi traditionnels.

En conférence de presse jeudi matin à Montréal, avant son départ pour Québec, M. Guillemette a affirmé d’emblée que les services d’Uber ne sont pas les mêmes que ceux de l’industrie du taxi traditionnels, et espère que le gouvernement créera une règlementation «moderne» qui encadre le «covoiturage urbain» et «embrasse la technologie».

Il s’est toutefois dit ouvert à discuter d’une règlementation semblable à celle qui a été créée dans les dernières semaines à Edmonton, première ville au Canada à encadrer les services d’Uber par un règlement municipal.

À Edmonton, Uber doit payer un permis annuel de 70 000$ à la municipalité, les chauffeurs doivent imposer un prix minimum à leur course et une taxes de 0,06$ par course. «Il y a des choses dont on va être prêt à discuter avec le gouvernement», a simplement indiqué M. Guillemette, qui dit avoir attendu ce moment où le gouvernement sera prêt à discuter de règlementation depuis deux ans.

Le mémoire d’Uber déposé à la commission parlementaire se base sur ce qui a été fait dans 70 villes à travers le monde.

Jean-Nicolas Guillemette a ajouté que la pétition lancée par Uber en début de semaine pour appuyer ses services a été signée par plus de 50 000 personnes en 48h. Le directeur général soutient que le gouvernement devra donc prendre en considération qu’Uber est désiré par les Québécois.

Le ministre des Transports, Jacques Daoust, et le maire de Montréal, Denis Coderre ont tous deux réitéré dans les dernières semaines que les services d’Uber sont illégaux dans sa forme actuelle, en vertu de la loi sur le transport par taxi. Ce dernier a également martelé qu’Uber devait respecter «des standards», en référence aux permis et assurances commerciales imposés aux chauffeurs par la loi, qui devront être abordés pendant la commission parlementaire.

La commission parlementaire s’amorce jeudi matin avec le témoignage de l’homme d’affaires Alexandre Taillefer, fondateur de Téo Taxi, premier service de taxis électriques au Canada.

Plus de détails à venir.

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