Musique: le virage psychédélique des Blank Bullets
Pour leur premier long-jeu intitulé Static Wave sorti le 6 mai, le groupe alternatif montréalais Blank Bullets, dont deux membres sont originaires de l’Ouest-de-l’Île, offre un son plus mature, où les sonorités psychédéliques prennent beaucoup de place, contrairement à leur EP résolument plus rock sorti en 2013.
«Notre son a beaucoup changé. C’est un peu plus harmonique au niveau des effets qu’on utilise et de la voix d’Evan», a indiqué le guitariste originaire de Beaconsfield Peter Baylis, en marge du concert qui marquait le lancement de l’album, au bar Casa Del Popolo le 6 mai.
Résolument moderne, le nouveau son des Bullets tire ses influences d’une panoplie de groupes des 50 dernières années. Par exemple, une forte influence des Beatles se dégage d’un titre comme Grass on Grass, qui n’est parfois pas sans rappeler The Ballad of John and Yoko du célèbre quatuor britannique.
Dans le titre In your mind les Bullets ralentissent le tempo sur la même progression d’accords et le ton monotone qu’avaient utilisés le groupe rock alternatif Bloodhound Gang sur Fire Water Burn au milieu des années 1990.
Sur scène, le groupe a pris ses distances par rapport au son rock très accrocheur de leur premier album alors que le quatuor a cessé de jouer les cinq titres contenus sur l’album éponyme de 2013.
«On grandit en tant que personne alors on veut rester pertinent par rapport à qui on est devenus au niveau de notre son», souligne le chanteur, Evan Marois.
À l’origine un quintet, le groupe a perdu deux membres récemment, les frères Vince Gosselin (basse) et Samuel Gosselin (batterie) à l’hiver. Le batteur Adrian Vaktor a pris la relève en avril.
Le groupe se produira au Placebo Space et au Cavern Bar les 13 et 14 mai. Ils remettront les pieds sur scène à Montréal le 27 mai à la Brasserie Beaubien.
Pour en apprendre plus les Blank Bullets, visitez leur site web au www.blankbullets.com.