Honda Fit 2009: Oui à la manuelle!
La nouvelle génération de Honda Fit? C’est comme si elle avait deux personnalités: sympathique et pimpante avec la boîte manuelle, mais essoufflée avec la transmission automatique. Tiens donc : c’est exactement ce que nous disions dans ces pages il y a trois ans, à l’arrivée de la Fit sur le marché canadien.
Mais la nouvelle Fit a réellement pris du mieux. D’abord, son design s’est affiné, s’arrondissant. Ensuite, ses portières arrière s’ouvrent plus grand, pour un accès facilité à la banquette.
Le volant se fait désormais télescopique, pour une position de conduite améliorée. Les sièges avant sont plus confortables et ils ont dit adieu au tissu qui provoquait des éclairs de statique.
Par ailleurs, l’habitacle est un peu plus vaste, ce qui profite aux passagers assis à l’arrière. Et la structure de carrosserie a été doublement renforcée, pour mieux absorber l’énergie en cas de collision frontale. Mais vous comprendrez que nous n’avons pas voulu tester la chose…
Le moteur quatre cylindres aussi est nouveau. De même cylindrée (1,5 L, l’une des plus petites sur le marché), il gagne huit chevaux (à 117) et s’accole désormais le calage variable intelligent. Mais huit chevaux supplémentaires pour une voiture qui s’est alourdie de 20 à 30 kg en effectuant le passage générationnel, ce n’est pas pharamineux.
De fait, la Fit ne «fitte» vraiment que si on lui choisit la boîte manuelle (cinq vitesses). Cette dernière, aux changements faciles, s’harmonise bien avec la petite puissance en en tirant le maximum de façon convenable, voire souplement.
La boîte automatique cinq rapports est cependant un véritable handicap, livrant des accélérations bruyantes et difficiles. Malgré tout, elle assure une excellente consommation en carburant – l’une des plus «écoénergétiques» du marché, pour employer le mot de l’heure.
À l’intérieur
Dans l’habitacle, la planche de bord a été tellement modernisé qu’elle demande un certain temps d’apprivoisement – mais voulez-vous bien me dire ce que font ces commandes de chauffage à moitié dissimulées par le volant?
Si les matériaux sont bien sélectionnés et l’assemblage est excellent, l’insonorisation demeure bien moyenne. On peut sans doute blâmer la configuration caverneuse du véhicule, mais ce dernier a le mérite de l’abondance, côté espace cargo. Pensez 1 622 litres une fois la banquette rabattue – et tout à fait à plat, s’il vous plaît.
Au-delà de la nouveauté, la Fit conserve les atouts qu’on lui connaissait. À commencer par sa banquette arrière Magic Seat, qui permet à l’assise de se relever comme au cinéma. C’est non seulement innovateur, mais aussi fort pratique.
Ses défauts demeurent, toutefois. La Fit reste une courte voiture à la haute silhouette, ce qui accorde un excellent dégagement aux têtes, mais lui fait perdre au change en stabilité sur l’autoroute, par journées de grand vent.
En outre, sa suspension arrière mise toujours sur la poutre de torsion, une architecture nettement moins confortable qu’une vraie indépendante. Résultat : la voiture tressaute durement sur les aspérités de la route. Il y a pourtant moyen de faire mieux, comme le font les Nissan Versa et Hyundai Accent, elles aussi affublées d’un tel essieu rigide.
Cela dit, la tenue de route de la Fit est étonnamment assurée, rehaussée d’une direction électrique très bien dosée – ce ne sont pas toutes les directions électriques quipeuvent en dire autant.
Autre bon mot : les vitres électriques sont de série, et la climatisation est offerte (en option) même sur le modèle de base. Le prix? À partir de 14 980 $. Cela en fait la sous-compacte la plus dispendieuse de l’heure.