Soutenez

Mazda3 2010: tout pour plaire… même à votre mère!

La nouvelle Mazda3? Heureusement, elle a su rester elle-même. Voilà qui ne manquera pas de plaire à votre mère!

Il faut que je vous explique. L’été dernier, ma mère se magasinait une petite voiture. La Toyota Yaris? Trop chère. La Honda Civic? Trop grosse. La Honda Fit? Trop «boîte à beurre». La Nissan Versa? Elle offrait, à ce moment-là, le meilleur rapport qualité-prix-équipements. Et, à mon avis, elle l’offre encore.

Est venu le tour de la Mazda3. «Ah non, me dit ma mère, tout le monde roule en Mazda3, la voiture est trop chère, trop grosse, je n’en veux pas.» J’insiste : quitte à essayer, il faut tout essayer, la Mazda3 y compris.

Eh bien, croyez-le ou non, c’est cette dernière, en version manuelle, qui a ravi le cÅ“ur de ma mère. Comment? Par sa conduite sportive – n’allez surtout pas croire qu’une dame de 66 ans ne sait pas apprécier les bonnes choses automobiles de la vie!

Dans l’ombre de la Civic
Pour la petite histoire, sachez qu’aucune Mazda3 ne stationne encore dans l’entrée maternelle, puisque la Honda Civic qui s’y trouve depuis bientôt 14 ans tient toujours le coup…

Revenons maintenant à la nouvelle génération de la Mazda3 : si je n’avais qu’un mot à dire sur celle qui fait son entrée chez les concessionnaires, j’écrirais : «Fiou!»

Fiou, parce que la compacte a su garder ses attributs, à commencer par sa plateforme d’assemblage. Certes, elle demande un prix de départ de 1 100 $ plus élevé que la génération précédente (à partir de 15 995 $ pour la berline, 16 995 $ pour la version cinq portes), mais le groupe électrique est désormais de série. La motorisation de base demeure : un quatre cylindres de 2,0 L qui développe très adéquatement 148 chevaux, surtout avec la manuelle cinq vitesses, qui se passe encore comme un charme.

L’optionnelle boîte séquentielle monte en grade avec un cinquième rapport, pour des accélérations… bon, il faut le dire, un brin limites. Après tout, la voiture a pris, selon les versions, de 26 à 54 kilos. La bonne nouvelle, c’est que la consommation en carburant a malgré tout diminué de quelques dixièmes de litre – une nécessité, pour cette voiture qui se montrait plus gourmande que la moyenne.

Pour la nouvelle génération 2010, le quatre cylindres «sport» de 2,3 L cède la place à un 2,5 L, qui équipe aussi la Mazda6. C’est encore avec la boîte manuelle (maintenant six vitesses) que la voiture se défend le mieux. Attention, cependant : c’est dans cette variante que la Mazda3 consomme le plus.

La variante 2,5 L «automatique», quant à elle, demande à ce qu’on utilise le mode séquentiel un peu trop souvent pour en tirer toute la puissance disponible. Mais c’est de bonne guerre; après tout, il n’est pas là pour rien, le mode manuel.

Pas de miracles
Cela dit, remarquez que le zeste supplémentaire du 2,5 L versus le «petit» moteur n’est que de 19 chevaux. N’at­tendez donc pas des miracles – pour ça, il faudra attendre la MazdaSpeed3, qui doit être dévoilée à Genève ce mois-ci.

Côté conduite, la tenue de la Mazda3 2010 est rehaussée par une suspension qui se fait désormais plus conciliante, sans pour autant perdre de sa bonne connexion avec la route. La direction est un peu légère, mais toujours aussi précise.

Les freins ABS sont maintenant de série – une bien bonne chose -, mais si le système de stabilité est nouvellement offert, il ne l’est malheureusement pas dans la version de base.

Visuellement, la nouvelle Mazda3 adopte les courbes musclées de sa grande sÅ“ur la Mazda6, tout en conservant l’allure qui la distingue du reste des compactes. Les dimensions intérieures ne changent guère, même si la voiture se fait un brin plus longue.

Personnellement, je trouve disproportionnée cette grande bouche souriante qui lui tient lieu de calandre. Reste qu’elle permet un meilleur aérodynamisme et une meilleure stabilité sur la route.

Dans l’habitacle, le design est sans conteste plus aéré. Avec son inclinaison en pente douce, la console est plus facile d’accès, et les commandes y sont mieux réparties. Les grands gabarits trouvaient que les sièges manquaient de confort? La question est réglée grâce à une nouvelle assise plus large et à un dossier plus long.

Pas à se plaindre
Des collègues à moi se sont plaints du système de navigation (une nouveauté en 2010) : trop petit écran, situé trop loin du regard, commandes peu intuitives. Pour ma part, j’ai plutôt trouvé que même petit, l’écran était facile à consulter, d’autant plus qu’il se trouve au niveau des yeux et, donc, de la route. Pour tout dire, peu de compactes proposent le système de navigation, alors il ne faudrait pas trop se plaindre…

Mazda soutient avoir amélioré l’insonorisation intérieure, notamment en ajoutant du matériel au plafond. Mais le bruit de roulement des pneus sur la chaussée force encore les occupants à hausser la voix. La contrepartie : on entend encore distinctement la belle sonorité qui sort du tuyau d’échappement.

Les plus importantes nouveautés pour la nouvelle génération, outre les sièges chauffants qui équipent désormais  la version GT, résident au chapitre des options. Mais il faut allonger près de 27 000 $ pour obtenir une Mazda3 équipée du déverrouillage intelligent, du démarrage sans clé, des phares adaptatifs au xénon, de l’ordinateur de bord et de la connectivité Bluetooth.

Conclusion : vous direz à votre mère que comme dans toute chose, aujourd’hui comme hier, le «fun», ça se paie!

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.