17:54 1 mars 2021 | mise à jour le: 8 juin 2021 à 09:20 temps de lecture: 3 minutes

La COVID-19 ne disparaîtra pas avant 2022, selon l’OMS

La COVID-19 ne disparaîtra pas avant 2022, selon l’OMS
Photo: Caputre d'écranLe directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) juge peu réaliste l’éradication de la COVID-19 avant 2022, a-t-on appris lors de la conférence de presse tenue lundi. L’organisation en a profité pour exhorter les pays à être plus solidaires tandis que quatre des six régions du monde voient les nouveaux cas augmenter.

Éradiquer la COVID-19 avant la fin 2021 semble utopique pour le directeur exécutif de l’OMS, Dr Michael Ryan. «Je pense qu’il serait peu réaliste de penser que l’on en aura terminé avec ce virus avant la fin de l’année. Pour nous, ce qui compte, c’est de contenir la transmission et vacciner le plus de monde possible avec une priorité pour les personnes fragiles et ceux en première ligne», dit-il.

Une tendance des cas à la hausse

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, était déçu de constater que pour la première fois en sept semaines, les cas augmentent dans quatre des six régions de l’OMS, soit les Amériques, l’Europe, l’Asie du Sud-Est et la Méditerranée Orientale. « C’est assez décourageant, mais cela n’est pas surprenant. Nous travaillons à comprendre cette augmentation. Parfois, il semble que cela soit dû à des mesures de santé publique plus laxistes, la circulation des variants et aussi le fait que les gens ne prennent plus de précautions.»

L’iniquité de l’accès aux vaccins pointée du doigt

Tedros Adhanom Ghebreyesus rappelle que la seule vaccination ne suffit pas à éradiquer le virus.

«Il est intéressant de voir que les agents de santé dans des pays à revenu faible commencent à se faire vacciner, mais il est regrettable que cela arrive trois mois après le début des vaccinations dans des pays riches. Je regrette aussi que des pays vaccinent des jeunes qui ne courent pas beaucoup de risques plutôt que des agents de santé ailleurs», dénonce le dirigeant.

Le directeur général de l’OMS n’apprécie pas cette façon de faire. «Nous ne demandons pas aux pays de faire la course, nous sommes tous concernés par ce virus. Nous demandons à tous les pays de faire partie de l’effort mondial. C’est une question de droits humains.»

Une première pour Covax

La Côte d’ivoire et le Ghana sont les deux premiers pays à vacciner du personnel de la santé avec des doses fournies par Covax, ce programme de distribution de vaccins pour les pays à économie faible. Il prévoit d’ailleurs l’envoi de 11 millions de doses supplémentaires dans les prochains mois.

«Nous aimerions que plus de doses soient produites, mais cette semaine est le point de départ d’une vaccination de masse. C’est historiquement sans précédent», explique la cheffe scientifique de l’OMS, Dre Soumya Swaminathan.

L’OMS et son partenaire du Covax mettent tout en œuvre pour que la vaccination commence partout dans les 100 premiers jours de l’année, ce qui signifie qu’il leur reste 40 jours.

L’OMS se dit aussi préoccupée par les arrestations de travailleurs de la santé au Myanmar et en Éthiopie, ce qui pourrait avoir des effets négatifs sur la riposte face à la COVID-19 dans ces pays.

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