Actualités

Fête du travail : les partis fédéraux font des promesses à l’intention des travailleurs

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, tient un point de presse après le débat télévisé de TVA-LCN. Photo: Josie Desmarais/Métro

Le 6 septembre, jour de la Fête du travail, a été l’occasion pour la plupart des partis fédéraux de mettre en avant leurs propositions à l’égard des travailleurs et travailleuses du Canada. 

La formation bloquiste aimerait légiférer au niveau canadien afin de sauvegarder les acquis sociaux, précisément sur le «recours aux briseurs de grève» et «flip de contrats». Ces deux manœuvres tendent à réduire la force de persuasion des travailleurs et ainsi réduire leurs acquis sociaux. Le Bloc voudrait que les lois fédérales se mettent au niveau de celles du Québec dans la protection des travailleurs. 

En outre, la forme actuelle de l’assurance-emploi devrait être réformée selon le Bloc québécois pour la rendre beaucoup plus accessible. Cette réforme passerait par l’abolition du délai de carence, ou revenir à un régime universel couvrant l’ensemble des travailleurs et travailleurs, entre autres. 

Le parti indépendantiste mentionne au passage qu’Ottawa «a dû inventer la PCU en toute urgence, parce que les programmes existants» ne suffisaient pas à répondre au défi de la pandémie.  

La Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) est aussi dans le viseur bloquiste. Celle-ci devrait être suspendue pour les secteurs qui n’en ont plus besoin mais prolongée pour les autres, notamment les arts, la culture ou l’industrie du voyage.  

Au même titre que le Bloc, faciliter l’accès à l’assurance-emploi est un enjeu des néo-démocrates. De plus, Jagmeet Singh, le chef du NPD s’est positionné en faveur d’une mise en place immédiate de 10 jours de congés maladies pour les travailleuses et travailleurs des secteurs sous juridiction fédérale, mais aussi l’assurance de voir le salaire minimum fédéral passer à 20 $. 

Du côté libéral, Justin Trudeau envisage d’élargir les critères d’accès à l’Allocation canadienne pour les travailleurs, celle-ci devrait alors couvrir 1 million de Canadiens supplémentaires. Pour faciliter le retour à l’emploi, le Programme d’embauche pour la relance économique du Canada sera prolongé jusqu’au 31 mars 2022. 

Le chef conservateur, Erin O’Toole a choisi de s’adresser aux travailleurs à plus faibles revenus en promettant de doubler l’allocation canadienne pour les travailleurs (ACT). Il doublerait son montant passant à un maximum de 2800 $ pour les particuliers et 5000 $ pour les familles.  

Ces versements prendraient la forme de dépôts directs tous les trois mois. Même si la moitié de l’ACT peut déjà être reçue en versements anticipés au lieu d’attendre la période des impôts, le parti conservateur envisage un versement plus rapide.

Articles récents du même sujet