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Des écoles de «nouvelle génération» inspirées de leur environnement

Esquisse de l'école de Montréal-Nord
Le consortium TLA Un Neuf Architectes est responsable de la construction des écoles secondaires de Montréal-Nord et d’Anjou. Photo: Gracieuseté/TLA Un Neuf Architecte

On pourra les reconnaître par le bois, l’aluminium et le bleu unique qui feront la signature des nouvelles écoles du Québec. Mais les futures écoles secondaires de Montréal-Nord et d’Anjou se démarqueront aussi par une architecture inspirée de leur environnement. Au cœur de chacune d’entre elles, un arbre grandira avec les élèves.

Les deux établissements disposeront chacun d’une cour intérieure où sera planté l’arbre en pleine terre, explique Hugo Gagnon, architecte à NEUF Architect(es) et porte-parole du consortium TLA Un Neuf Architectes, responsable des deux projets.

Il s’agira dans les deux cas d’un véritable point de repère. «L’arbre est visible, on peut tourner autour, il est toujours présent dans l’espace», illustre l’architecte, pour qui il s’agit d’une façon de faire entrer la nature dans le bâtiment.

L’arbre est un symbole. Il va grandir avec les élèves et il exprime l’ambition de faire entrer la nature à l’intérieur de l’école.

Hugo Gagnon, architecte et porte-parole du consortium TLA Un Neuf Architecte

Le consortium devait par ailleurs respecter le plan fonctionnel et technique du gouvernement du Québec, qui impose notamment l’usage du bois, de l’aluminium et d’accents de bleu – et pas n’importe lequel : celui du drapeau du Québec.

Les architectes disposaient tout de même d’une certaine liberté, ce qui leur a permis d’adapter l’architecture de chaque école à son environnement.

S’adapter au terrain

Dans le cas de Montréal-Nord, les architectes disposaient d’un immense terrain –  80 000 m2– dans une zone commerciale et industrielle en pleine transformation, à l’angle des boulevards Maurice-Duplessis et Albert-Hudon.

Ils ont réservé 30 000 m2 au nord pour une future école primaire, dont ils ne sont pas responsables et dont la construction n’a pas encore commencé.

Pour sa part, l’école secondaire sera située au centre du terrain, sur le boulevard Maurice-Duplessis. Le bâtiment de cinq étages sera entouré d’un parcours vers différentes places publiques, où le verdissement sera une priorité.

«Pour créer un pôle institutionnel, ce qui est le plus important, c’est de rassembler les jeunes et les moins jeunes dans un secteur à vocation commune», souligne M. Gagnon.

Esquisse de l'école d'Anjou
L’emplacement de l’école d’Anjou a imposé une autre architecture plus allongée. (Photo:Gracieuseté/TLA Un Neuf Architecte)

Autre terrain, autre réalité

À Anjou, les architectes étaient confrontés à une autre réalité, avec un terrain à proximité de l’autoroute 40 et de la carrière Lafarge de Montréal-Est.

«On a dû travailler avec un terrain long et étroit, ce qui a offert des occasions différentes. Le bâtiment et les espaces extérieurs sont beaucoup plus allongés», note M. Gagnon.

L’emplacement du terrain a permis de faire en sorte que l’une des quatre entrées soit plus intime, sur une rue résidentielle. Les architectes ont aussi pu compter sur les espaces verts existants, entre autres le parc Roger-Rousseau.

Québec investira 437 M$ pour la construction des écoles de Montréal-Nord et Anjou. Toutes deux sont présentement en construction et leur ouverture est prévue à la rentrée 2024.

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