Cinq bonnes excuses pour ne pas épargner
Il existe des centaines d’excuses pour ne pas faire d’économies. Étrangement, la majorité n’est pas fondée ou, pire, relève carrément du mythe. Voici mon top 5 des excuses qui ne tiennent pas la route.
Top 5
5 «Je ne veux pas prendre des REER parce que je veux m’acheter une maison d’ici trois ans.» Justement, si votre taux d’impôt est supérieur à 20 %, un REER serait avantageux. Vous pourrez vous emprunter jusqu’à 25 000 $ sans impôt avec le programme RAP. Si vous ne payez pas beaucoup d’impôt, les CELI sont peut-être plus appropriés pour vous.
4 «Ça ne sert à rien les REER. Quand on les sort, on doit payer plus d’impôt.» Mauvais calcul! Ce mythe a la couenne dure. Il vient de l’inexpérience de certains qui ont racheté des REER en combinant des revenus d’emploi ou autres. À la retraite, on a moins de dépenses… et notre taux d’impôt diminue. Ça prend un plan.
3 «Je ne comprends rien à la finance.» Et la dépense, vous comprenez ça? Pour augmenter votre niveau de vie, voyager, surfer ou vous amuser… ça prend des bidous. Ça ne tombe pas du ciel! Fixez-vous des objectifs de dépenses… reliés à vos économies. Vous pourrez avoir un compte voyage, un compte moto… etc. Et contribuez y régulièrement!
2 «Il y a des conseillers fraudeurs!» Et des voleurs de sacoches, et des médecins agresseurs, et des sorciers vaudous… Minute! Saviez-vous que selon la Chambre de sécurité financière, le taux de fautes déontologiques des conseillers financiers est de 0,4 %, soit le même que celui des infirmières? Avant de choisir un conseiller, assurez-vous qu’il a un permis de l’AMF. La plupart des fraudeurs sont d’abord des imposteurs!
1 «J’n’ai pas d’argent.» Celle-là devrait se traduire par : «Je n’ai pas de budget». Si on ne planifie rien… c’est ce qu’on obtiendra! On peut lancer un programme d’épargne automatique avec un bon fonds commun pour seulement 50 $ par mois.
Fabien Major est aussi l’auteur du livre Comment tirer profit du CELI (Éditions Transcontinental), en librairie le 13 avril.