Montréal

Un premier plan d’action culturel pour Saint-Léonard

Photo: Collaboration spéciale

L’arrondissement de Saint-Léonard planche sur un premier plan d’action culturel afin d’attirer plus de monde dans ses salles de spectacles. Mais le défi est de taille. Il faut trouver le moyen de rejoindre une population de plus en plus multiculturelle.

Alors qu’il propose une quarantaine de spectacles, activités, soirées, projections, expositions et prestations au cours de l’année, l’arrondissement a rejoint 16 000 personnes, en 2016, une progression de 7% depuis 2011.

«Saint-Léonard fait bonne figure en matière d’offre culturelle. Il n’est pas le meilleur, mais il est loin d’être le pire», précise Pierre-Olivier Saire de Daigle Saire, compagnie qui a effectué le diagnostic de l’offre culturelle à Saint-Léonard.

«Nous avons mis des choses en place, mais tout n’a pas été concluant. Il faut trouver des idées sur comment et où rejoindre nos résidents», indique la directrice des loisirs, de la culture et des communications, Nathalie Hébert.

Afin de rejoindre davantage la population, l’arrondissement a lancé un processus d’ateliers publics, d’études et de réflexion sur son offre culturelle.

«Il faut être créatif et imaginatif pour avoir des citoyens encore plus proches de nos activités», lance le maire de l’arrondissement, Michel Bissonnet.

Les défis
L’arrondissement fait face à deux grands défis pour répondre aux besoins culturels locaux, notamment la concentration des infrastructures culturelles. En effet, la bibliothèque de Saint-Léonard, la salle de spectacle Mirella et Lino Saputo, le Centre Leonardo Da Vinci ainsi que la nouvelle scène permanente extérieure, qui sera inaugurée le 17 juin prochain, sont tous situés dans le même quadrilatère.

«Si un individu n’a pas de voiture, il aura de la difficulté à se rendre au pôle culturel. Les transports actifs posent problème et la situation se complique en hiver», souligne M. Saire.

Également, de plus en plus de nouveaux arrivants s’installent à Saint-Léonard changeant ainsi le profil culturel du territoire.

«Le défi est de parvenir à répondre aux besoins de la nouvelle clientèle sans renier celle qui est là depuis longtemps», informe M. Saire.

Un atelier d’échanges a été organisé afin de sonder la population sur les besoins culturels dans l’arrondissement.

Ateliers
Une trentaine de citoyens et d’organismes se sont penchés sur ces deux défis pour tenter de trouver des solutions à l’accessibilité des lieux culturels, mais également à l’accessibilité aux nouveaux arrivants.

La majorité a déploré le manque d’activités offertes pour les adolescents et a suggéré de mettre l’école à profit pour tenter de joindre davantage cette clientèle peu présente.

«Il faut arrêter de séparer le sport et la culture. À la Coupe du monde de la FIFA, j’ai vu Shakira en spectacle», fait valoir Beverly Jacques, de DOD Basketball, qui propose de créer un festival sportif et artistique où mode, art mural et danse côtoieraient des disciplines sportives et un tournoi de Esport.

Plusieurs ont également proposé davantage d’activités intergénérationnelles afin de joindre autant les aînés que les jeunes.

Alors que les suggestions se comptent par dizaine, l’arrondissement devra se pencher sur chacune d’elles au cours des prochains mois afin d’élaborer son plan d’action qui devrait être déposé avant la fin de l’année 2017.

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