Tremblay annule certains contrats de Tony Accurso
L’administration Tremblay annule l’octroi de quatre contrats de construction douteux. Ce n’est pas suffisant, clament les deux partis d’opposition.
Sur les quatre contrats dont il est question et qui totalisent 31 M$, trois concernent l’entreprise Louisbourg SBC, propriété du controversé Tony Accurso. Le dernier touche l’entreprise Terramex qui a perdu sa licence à la suite de fraude. Pour ces contrats, de nouveaux appels d’offres seront lancés.
La Ville a pu annuler l’octroi de ces contrats en invoquant deux dispositions. Dans au moins deux cas, la soumission était supérieure de plus de 15 % aux estimations initiales. Dans les deux autres cas, la Commission sur l’examen des contrats, où siègent les trois partis, avait émis des doutes quant à l’intégrité du processus.
La Ville refuse toutefois d’annuler des contrats de réfection urgents pourtant aussi douteux. «Ce qui nous guide, c’est l’intérêt des citoyens», a déclaré le maire Tremblay.
Pour les deux partis d’opposition, le maire Tremblay n’est pas allé assez loin dans l’annulation des contrats liés aux entreprises de Tony Accurso. «On comprend qu’il y ait urgence d’agir dans les cas où des citoyens seraient privés d’eau, mais le programme de réfection routière, ce n’est pas une urgence, a déclaré l’élu de Vision Montréal, Réal Ménard. Or rien que cette semaine, la Ville devrait octroyer une dizaine de contrats de réfection routière à Louisbourg SBC.
Du côté de Projet Montréal, François Croteau dénonce «le show de boucane du maire» et promet que son parti votera contre l’attribution de ces contrats lors du conseil municipal de lundi, qui promet d’être houleux. Le maire de son côté clame qu’il manque de moyens légaux pour aller plus loin.
Contrats concernés
- Construction du Bassin Marc-Aurèle-Fortin
- Réaménagement de la Place du Canada
- Construction d’une conduite d’eau
- Pavage d’une portion de la rue Notre-Dame Est