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Le projet de tramway franchit une (petite) étape

Photo: Archives Métro

Le tramway reviendra un jour dans les rues de Montréal. La plupart des décideurs montréalais s’entendent là-dessus. Mais quand ? Il faudra énormément de volonté politique et d’innovation en matière de financement, selon la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), qui dévoilait mardi une étude sur le financement du tramway.

Nouvelle taxe
Parmi les quatre scénarios étudiés, un seul est réellement faisable dans le contexte actuel des finances de la Ville, selon Michel Leblanc, président de la CCMM. Il s’agirait de celui où une Taxe d’amélioration locale (TAL) serait instituée, notamment pour taxer les nouveaux projets immobiliers qui fleuriraient le long du parcours du tramway, dans un corridor de 750 mètres. La capture des plus values foncières (323 M$ sur 30 ans) et les apports fédéraux et provinciaux (667 M$) permettraient de faire diminuer la note pour la Ville, qui n’aurait plus alors qu’à dépenser 131 M$ pour financer sa part du projet de 1,2G$. Si la Ville empruntait à un taux de 6% sur 30 ans, cela représente un déboursé de 10 M$ par an.

Tracé allongé
Le tracé initial devrait être allongé à 16,3 km (au lieu de 13,4 km) pour desservir deux pôles à fort développement immobilier, selon la CCMM, soit l’hippodrome au nord-ouest et le futur projet résidentiel sur le site de Radio-Canada. Ce nouveau tracé, même s’il fait passer la note de 1,023 G$ à 1,165 G$, aurait plusieurs avantages. En desservant ces deux sites à fort potentiel de développement immobilier, on irait chercher des montants de TAL nettement supérieurs et atteindrait un achalandage journalier de 70 000 passagers. Le prolongement vers l’hippodrome et ses 43 ha vacants permettrait de construire un garage pour les 50 tramways.

Réactions mitigées
«C’est un projet complexe. Il faut un engagement politique très fort et beaucoup de concertation avec les citoyens et les commerçants durant les travaux», selon la CCMM. Richard Deschamps, l’élu responsable des infrastructures dit que «la Ville a un préjugé favorable face au tramway». Pour Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, «la Ville se tourne les pouces depuis six ans dans ce dossier». S’il était élu, il promet 37,5 km de lignes de tramway, même en cas de financement réduit de la part de Québec et d’Ottawa. Quand à la STM, le projet de tramway ne figure qu’en 18e position dans son Plan 2020. Le président de la STM, Michel Labrecque se dit«opposé à un nouveau système si on ne trouve pas de solution financière à l’entretien du matériel qu’on possède déjà».
Lire le rapport ici.

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