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REM: huit stations changeront finalement de nom

Une station intérieure du REM, tel que projetée dans les plans du bureau de projet en février 2019. Photo: Archives Métro

Huit stations du Réseau express métropolitain (REM) changeront finalement de nom par rapport à leurs appellations initiales de 2016. De ce nombre, uniquement la moitié d’entre elles subiront des modifications majeures, a annoncé le bureau de projet jeudi, disant avoir pour objectif «d’assurer une meilleure intégration au réseau».

La station de Sainte-Anne-de-Bellevue deviendra notamment «L’Anse-à-l’Orme», alors que celle de la Rive-Sud sera nommée «Brossard». Le pôle A40 changera aussi de nom pour devenir «Côte-de-Liesse», tout comme la station Technoparc Montréal, qui sera intitulée «Marie-Curie».

À l’inverse, les stations Roxboro-Pierrefonds, Mont-Royal, Pointe-Claire et Aéroport-Montréal-Trudeau ne subissent que des changements très mineurs.

Débat autour d’une station du REM

Sur les 26 stations que doit comporter le REM d’ici 2023, le REM n’a pas encore identifié le nom d’une d’entre elles. Il s’agit de celle située dans Griffintown, que la mairesse de Montréal, Valérie Plante, aimerait nommer en l’honneur de l’ancien premier ministre Bernard Landry.

«Une annonce concernant la station dans le secteur Griffintown sera faite ultérieurement en collaboration avec la Ville de Montréal», a indiqué l’équipe du bureau de projet, dans un communiqué.

En novembre, Mme Plante disait chercher «depuis plusieurs mois un endroit, un lieu qui servirait à honorer de façon importante la mémoire de cet homme qui a beaucoup influencé le Québec, entre autres au niveau économique».

La gare de Griffintown serait d’autant plus symbolique selon elle, car elle desservira aussi la Cité du Multimédia, dont le développement avait été rendu possible par M. Landry.

L’idée a toutefois provoqué des réactions mitigées dans la population. Michel Langlois, le président de l’Association des commerçants de Pointe-Saint-Charles, a entre autres déploré le manque de consensus. «Je suis mal à l’aise, parce qu’il n’y a pas eu de consultation avec des citoyens du quartier. Les gens auraient pu proposer le nom de personnalités qui ont marqué Griffintown», avait-il expliqué à Métro.

Des principes, des attentes

Le REM précise par ailleurs s’être basé sur «trois principes» afin de procéder au changement de noms. Ainsi, les noms des stations situées près de réseaux déjà existants demeureront inchangés pour ne pas mélanger les usagers. Le REM privilégiera aussi la localisation de la station dans son appellation finale. Il n’utilisera pas non plus les noms des réseaux de la STM, du RTL ou de la STL.

Le bureau de projet assure qu’il a consulté les municipalités ainsi que des experts en toponymie dans le processus.

Estimé à 6,5 G$, le REM comprendra 26 stations. Il devrait entrer en service progressivement dès 2021, sur la Rive-Sud d’abord, et être pleinement fonctionnel en 2023.

Québec a investi près de 200 M$ dans des mesures d’atténuation pour les usagers pendant le chantier. Mais plusieurs d’entre eux déplorent que ce soit insuffisant. Une pétition déposée à l’Assemblée nationale a notamment recueilli plus de 2000 signatures à cet effet au début février.

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