Montréal
03:30 25 mars 2020 | mise à jour le: 25 mars 2020 à 08:54

Coronavirus: les commerçants montréalais en quête de solutions pour assurer leur «survie»

Coronavirus: les commerçants montréalais en quête de solutions pour assurer leur «survie»
Photo: Josie Desmarais | MétroPlusieurs commerçants montréalais pourraient ne pas survivre aux récentes mesures prises par le gouvernement Legault pour limiter la propagation du coronavirus.

Les commerçants montréalais tentent par différents moyens de limiter les impacts de la propagation du coronavirus sur leur survie financière. Un enjeu qui pourrait prendre de l’ampleur si cette crise sanitaire perdure plusieurs mois.

Dès minuit, ce soir, tous les commerces et entreprises non essentiels devront fermer leurs portes jusqu’au 13 avril. Les restaurants, pour leur part, ont fermé leur salle à manger depuis lundi. Ces mesures viennent resserrer encore plus l’étau sur la vitalité commerciale de la métropole, qui écope déjà depuis la mi-mars de la fermeture des bars, des salles de spectacle et de plusieurs autres lieux de divertissement.

«De façon générale, je vous dirais qu’on est très inquiets», confie à Métro le directeur général de la SDC du Village, Yannick Brouillette. 

Une question de revenus

Pendant cette crise, les restaurants et certains magasins peuvent continuer d’opérer en offrant des services de livraison ou des commandes à emporter, par exemple. Malgré ces options, plusieurs d’entre eux décideront de fermer leurs portes pendant les trois prochaines semaines pour des raisons financières, prévient M. Brouillette.

«On a des restaurateurs qui auraient pu rester ouverts avec le service de mets pour emporter ou de take out, mais qui ont tout simplement décidé de fermer [jusqu’au 13 avril]», souligne-t-il. 

Ce dernier a d’ailleurs confirmé à Métro que la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine Est, qui a normalement lieu de mai à septembre, débutera plus tard cet été. Une annonce aura lieu à cet égard «au cours de la semaine», confie-t-il. Or, cet événement contribue beaucoup à attirer des touristes sur ce tronçon de l’artère commerciale pendant la saison estivale. 

«On parle à des commerçants qui ne voient pas comment ils vont survivre à cette crise-là.» -Yannick Brouillette, directeur général de la SDC du Village

«La survie des commerçants est en jeu»

Afin d’épauler leurs membres, plusieurs SDC ont partagé sur leurs réseaux sociaux des listes des commerces qui demeurent ouverts. C’est notamment le cas des associations qui représentent les commerçants de la rue Saint-Denis et de l’avenue du Mont-Royal.  La SDC du Village a aussi publié la sienne en fin d’après-midi, mardi.

Les SDC mettront régulièrement à jour ces listes afin de tenir compte des nouvelles mesures du gouvernement Legault et des décisions des commerçants.

«La survie des commerçants est en jeu. Il y a des commerces qui ne savent pas s’ils vont être capables de survivre pendant les 15 prochains jours», prévient elle aussi la directrice générale de la SDC de la rue Saint-Denis, Kriss Naveteur. 

Les 60 employés des SDC de Montréal sont d’ailleurs à pied d’oeuvre pour consulter les commerçants et recueillir leurs demandes. Celles-ci seront ensuite transmises à la Ville, qui devraient annoncer d’autres mesures au cours des prochains jours pour aider les commerçants.

Mme Naveteur estime notamment qu’il faudrait trouver un moyen de permettre à certains commerçants de retarder le parement de leur loyer du mois d’avril.

«On veut trouver un moyen pour les commerçants de respirer un peu», ajoute-t-elle. 

Mesures insuffisantes

La semaine dernière, la Ville a annoncé le report du deuxième paiement du compte de taxes municipales du premier juin au 2 juillet 2020. Elle a aussi créer un fonds d’urgence de 5 M$ dédié à aider les entreprises locales affectées par la propagation du coronavirus. 

L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a par ailleurs annoncé mardi avoir débloqué 200 000$ pour aider les organismes communautaires et les commerces par le biais d’un fonds auquel participe également Desjardins.

Selon M. Brouillette, les mesures annoncées par la Ville jusqu’à maintenant ne sont toutefois «clairement pas suffisantes».

À cet égard, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a assuré mardi être en discussions avec les SDC «pour identifier les commerces qui pourraient être dans le besoin». 

PME MTL a aussi indiqué à Métro être en contact étroit avec les commerçants montréalais pour trouver différents moyens d’aider ceux-ci à passer au travers de cette crise du coronavirus.

 

 

 

 

 

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