Montréal
16:39 10 juin 2020 | mise à jour le: 10 juin 2020 à 16:50 temps de lecture: 4 minutes

Voies cyclables et piétonnes: Plante promet de s’adapter encore «si nécessaire»

Voies cyclables et piétonnes: Plante promet de s’adapter encore «si nécessaire»
Photo: Josie Desmarais/MétroLa mairesse de Montréal, Valérie Plante.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, ne bronche pas. Malgré les critiques faites à l’endroit de son plan de réaménagement estival, elle assure que les nouvelles voies cyclables et piétonnes sont là pour rester. La Ville, qui promet de s’adapter au besoin, s’entourera de ressources externes pour évaluer l’ensemble des problématiques.

«Ce sont des projets temporaires dans un contexte exceptionnel, a réitéré mercredi la chef de Projet Montréal. Trouver des mesures pour composer avec la COVID-19, c’était nécessaire maintenant. Cela dit, on veut pouvoir améliorer certains éléments si c’est nécessaire.»

L’accessibilité universelle sous la loupe

Pour ce faire, la Ville demandera sous peu les services d’un organisme spécialisé en accessibilité universelle pour «évaluer l’ensemble des parcours» et apporter des ajustements au besoin. Impossible, pour le moment, de déterminer qui relèvera ce défi, ni quand précisément.

«L’idée est de trouver des solutions rapides quand il y a des enjeux qui sont présents. On sera vraiment en action-réaction.» -Valérie Plante, mairesse de Montréal

Dans un «avis de préoccupation» transmis en mai dernier, l’ombudsman de Montréal, Me Johanne Savard, avait soulevé des inquiétudes sur l’accessibilité des corridors sanitaires piétonniers pour les personnes âgées et handicapées. Elle disait aussi s’inquiéter de l’absence de consultations des citoyens et des commerçants. «Même si c’est urgent, il y a des choses auxquelles il faut penser. C’est important de le faire pour éviter qu’on ait plein de plaintes de citoyens», avait-elle indiqué.

Le leader adjoint de l’opposition officielle, Francesco Miele, avait lui réitéré la nécessité pour la Ville de consulter, avant d’aménager les voies cyclables et piétonnes. «Il faut arrêter de prendre l’avis des gens pour acquis et il faut les consulter. S’ils croient à leur plan, qu’ils demandent l’avis de la population», a-t-il dit.

Plus de compteurs, plus de terrasses

Montréal installera sous peu des compteurs-vélos supplémentaires sur les nouvelles pistes temporaires, afin «d’en évaluer l’achalandage», a aussi révélé Mme Plante. «Ce sera plus pour du long-terme, comme les voies cyclables sont là pour l’été. Il faudra aussi donner le temps aux gens de découvrir et d’utiliser les nouveaux aménagements», précise-t-elle.

Trois chaires de recherche universitaire – provenant de l’UQAM, de l’École polytechnique et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) – se pencheront également sur l’efficacité des nouveaux aménagements dans les prochaines semaines.

Qui dit réaménagement estival, dit terrasses. Alors que les restaurateurs pourront officiellement rouvrir leurs portes les 22 juin prochain à Montréal, la Ville choisit d’assouplir les règles de l’installation de terrasses. Les commerçants pourront donc procéder à l’agrandissement «de jusqu’à 50%» de la capacité des cafés-terrasses, tout en respectant la distanciation sociale.

«Il sera possible de faire l’aménagement directement au sol et sans plateforme, et de procéder à des agrandissements latéraux, avec autorisation des voisins», souligne Valérie Plante, disant vouloir «minimiser les impacts négatifs» de la pandémie sur plusieurs entrepreneurs. Les arrondissements, eux, se disent prêts à recevoir dès maintenant les demandes de permis. Mais les terrasses ne pourront ouvrir avant la date butoir du 22 juin, rappelle la Ville.


L’art en soutien

Aux côtés de la mairesse, la directrice générale du Conseil des arts, Nathalie Maillé, et la présidente du Partenariat du Quartier des spectacles, Monique Simard, ont toutes deux annoncé de nouveaux programmes pour financer des aménagements éphémères sur le nouveau réseau cyclable et piéton.

Animations culturelles et sportives, performances spontanées et projections: «il y en aura pour tous les goûts et j’espère que ce sera un succès», promet Monique Simard. Le projet dispose d’un budget total de 800 000$, en partie financé par Québec, dont 550 000$ qui proviennent de l’Entente sur le développement culturel de Montréal.

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