Montréal

Le SPVM double son effectif de concertation communautaire au centre-ville et dans le nord-est

Le SPVM a donné une séance d’information concernant des différentes initiatives et l'équipe de concertation communautaire et de rapprochement (ECCR). / Josie Desmarais/Métro Photo: Josie Desmarais

L’Équipe de concertation communautaire et de rapprochement (ECCR) du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) s’agrandit. Après celle déployée au centre-ville, une deuxième équipe a commencé ses activités de prévention dans le nord-est de la ville la semaine dernière. 

Depuis 25 ans, la transformation de la population montréalaise et l’apparition des problèmes de toxicomanie, de santé mentale et d’itinérance ont amené une complexité dans le travail des policiers, a indiqué le chef de la Division de la prévention et de la sécurité urbaine, l’inspecteur Samaki-Eric Soumpholphakdy, lors d’une séance d’information à l’intention des médias qui s’est tenue hier.

C’est pour ces raisons que depuis 2009, le SPVM a mis en place plusieurs équipes mixtes spécialisées pour répondre aux nouvelles réalités sur le terrain et agir en prévention. 

Une des dernières équipes mixtes déployées est l’ECCR. Sous la direction de la Division de la prévention et de la sécurité urbaine, elle vise à diminuer le nombre d’appels liés aux problèmes sociaux.

La mission de l’ECCR est d’aller à la rencontre des citoyens et des intervenants des organismes communautaires dans différentes zones de la ville en vue de trouver avec eux des solutions communes et durables aux enjeux de cohabitation sociale et de sécurité urbaine, existants ou en développement.

Deux premières équipes déployées

La première ECCR est active depuis le 26 avril dernier au centre-ville et depuis le 4 octobre, une deuxième équipe l’est dans le nord-est de la ville.

Ces deux secteurs ont été définis en fonction des enjeux communs, a expliqué le responsable de l’ECCR, le commandant Steve Thouin. «Au centre-ville, on peut penser de façon non exclusive aux enjeux de l’itinérance et de la santé mentale. Au nord-est, on pense entre autres aux rapprochements et aux liens avec les communautés et la jeunesse», a-t-il dit.

Les 24 agents de l’ECCR patrouillent sept jours sur sept à pied, de sorte à accroître leur présence auprès des citoyens et des intervenants des organismes du secteur. Leur objectif est de créer des occasions d’échanges en vue de renforcer le lien de confiance avec les diverses clientèle et les policiers, ce qui peut leur permettre d’agir en amont d’une situation et de désamorcer les situations tendues.

De plus, l’ECCR travaille toujours en complémentarité avec les agents locaux des postes de quartier de chaque secteur de travail. 

Par exemple, si des coups de feu surviennent dans un quartier, l’ECCR peut être un des outils déployés dans la stratégie choisie par le chef de quartier. Dans ce cas précis, l’équipe pourrait faire du porte-à-porte afin de sensibiliser la population, faire du référencement ou amasser des renseignements. 

Étant donné leurs liens avec les organismes communautaires, les policiers de l’ECCR peuvent savoir qui peut aider dans une situation précise.

Une équipe à venir dans l’Ouest

Pour la troisième étape de déploiement de l’ECCR, le SPVM vise le secteur de l’ouest de la ville.

Ainsi, l’équipe pourrait entre autres se rapprocher des communautés culturelles et religieuses de cette partie de la ville.

Toutefois, il faut comprendre que les policiers des ECCR peuvent aussi travailler à l’extérieur des zones de travail qui leur sont initialement attribuées. 

«C’est une équipe corporative qui va aller là où les besoins sont. S’il y a un enjeu de cohésion sociale ou de sécurité urbaine dans le poste de quartier 15, par exemple, une équipe va s’y diriger», a ajouté M. Thouin. 

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