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Stationnement, chantiers… Plus d’efforts pour rendre le centre-ville attractif

Le centre-ville de Montréal
Le centre-ville de Montréal Photo: Josie Desmarais/Métro

Le centre-ville de Montréal s’est rapidement relevé de la pandémie qui l’a frappé, révèle une étude commandée par la Société de développement commercial (SDC) Montréal centre-ville. Selon le document de 92 pages, l’achalandage a crû de 11,9% par rapport à mars 2020. Mais il reste tout de même beaucoup de défis pour continuer à rendre le cœur de la métropole montréalaise attrayant.

«L’importance stratégique du centre-ville de Montréal, en sa fonction de moteur économique, académique et culturel du Québec, requiert un statut officiel et des mécanismes clairs d’intervention pour assurer sa vitalité et sa compétitivité à long terme», évoque Montréal centre-ville dans un communiqué.

L’Alliance pour le centre-ville créée pour se pencher sur ce dossier a identifié plusieurs freins à la revitalisation du cœur de Montréal. Parmi ceux-ci: le grand nombre de chantiers et leur signalisation, les problèmes de circulation, l’insalubrité, mais aussi la difficulté d’accès au centre-ville pour les résidents de quartiers excentrés, comme ceux dans l’est de Montréal.

«Il faut faire en sorte que les gens qui vivent en banlieue viennent ici voir des films, manger au restaurant. Pour cela, le REM est une opportunité», estime Richard G. Shearmur, directeur de l’École d’urbanisme de l’Université McGill.

«La ligne bleue avance. On commence à parler de l’est de Montréal. Le centre-ville est la porte d’entrée du monde, une porte d’entrée pour le Canada. La réponse ne viendra pas d’en haut, elle viendra de la base», renchérit Jean-Marc Fournier, président-directeur général de l’Institut de développement urbain du Québec.

Plus de propreté, le stationnement facilité

L’Alliance pour le centre-ville s’est inspirée d’autres grandes villes pour les besoins de son étude. Comme exemples inspirants, on note le Highline Park de New York ou encore le Waterfront de Toronto. «Leur attrait génère des retombées économiques. Il y a eu une revalorisation de la plus-value immobilière» dans ces zones, rapporte Glenn Castanheira, directeur général de Montréal centre-ville.

Le cœur urbain de Montréal peut notamment s’appuyer sur une forte fréquentation touristique, mais aussi sur la grande part d’étudiants qui y vivent. «C’est une force vive, ce sont des clients, des personnes qui peuvent y habiter s’ils trouvent un logement abordable», note M. Shearmur. D’autant que ces derniers, s’ils s’y installent, constituent une solution à la pénurie de main-d’œuvre.

L’étude encourage les différents paliers de gouvernement à créer des programmes cohérents, «avec un financement à la hauteur des besoins», pour augmenter la capacité résidentielle et accueillir plus d’entreprises. Cela devrait passer, par exemple, par la réutilisation de bâtiments vacants.

Mais pour rendre le centre-ville attractif, il faudrait aussi réparer la chaussée mal entretenue, offrir plus de places de stationnement et mieux indiquer où elles se trouvent.

Un autre élément que souligne le rapport: la propreté médiocre du centre-ville. «L’entretien général et la mise à niveau de la chaussée, du mobilier urbain et des arbres laissent à désirer», regrettent les auteurs de l’étude. Le document recommande entre autres l’adoption de nouveaux équipements et la collecte de nuit, comme cela se fait dans de nombreuses grandes villes autour du globe.

Un statut particulier pour le centre-ville?

La mobilité, l’accessibilité, la propreté et l’attrait du centre-ville sont tous des points sur lesquels Montréal pourrait faire mieux… Mais par où commencer?

«Les gouvernements nationaux doivent s’interroger sur leur relation au monde municipal», soutient Jean-Marc Fournier. Il évoque un «décalage» entre les différents paliers décisionnels et les réalités du cœur de la métropole. Le document de 92 pages évoque à ce sujet l’octroi d’un statut particulier au centre-ville de Montréal.

Ce statut pourrait passer par une fiscalité avantageuse, afin de «faciliter l’obtention de subventions des différents ordres de gouvernement pour le développement du centre-ville», évoque Emmanuelle Allaire, responsable des relations publiques de la SDC Montréal centre-ville.

Une solution envisagée est la création d’un «véhicule multipartite», comme la structure à l’origine du Waterfront de Toronto, et qui rassemblerait différents paliers gouvernementaux ainsi que des acteurs du privé. «La clé, c’est la collaboration», résume Linda Plante, directrice principale à la gestion immobilière du Fonds immobilier de solidarité FTQ et présidente du conseil d’administration de BOMA Québec.

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