Montréal

Plus de policiers… plus de crimes!

Depuis que les policiers ont commencé à patrouiller dans le métro il y a un an, le nombre de crimes qui y sont commis a augmenté.

Les délits et les infractions criminels ont ainsi fait un bond de 1,2 % depuis le mois de juin de l’an passé. Selon le Service de police de la Ville de Montréal, cette augmentation est due à la présence policière.

«Nos agents ont fait beaucoup plus d’arrestations d’individus recherchés pour bris de probation ou de condition», a indiqué hier le directeur adjoint du SPVM, Pierre-Paul Pichette.

Le nombre de voies de fait survenues dans le métro est passé de 225 en 2006-2007 à 238 en 2007-2008. C’est l’augmentation des actes de violence commis contre les policiers qui explique cette hausse, selon le SPVM.

«Il y a beaucoup plus d’interventions des policiers dans le réseau du métro, et [ils] travaillent avec des individus qui ont davantage besoin d’aide que d’être confrontés à un système de loi», a fait savoir M. Pichette.

En revanche, les vols qualifiés, les agressions armées et les crimes contre la propriété ont connu une baisse, respectivement de 18,4 %, de 30 % et de 14,6 %.

Environ 800 000 déplacements s’effectuent chaque jour dans le métro de Montréal. De ce fait, le responsable de la sécurité publique de la Ville de Montréal, Claude Dauphin, croit que le bilan de la première année de la présence policière dans le métro est somme toute positif.

Plus de pouvoirs

Depuis le 18 juin 2007, les agents de surveillance du métro ont été remplacés par des policiers. Ces derniers ont davantage de pouvoirs que leurs précédesseurs, ce qui leur permet de procéder à des arrestations. «Avant, nous ne pouvions pas en faire», a mentionné le directeur général – exploitation métro, Société de transport de Montréal (STM), Carl Desrosiers.

Pas moins de 46 anciens agents de surveillance de la STM ont réussi à faire la transition, en obtenant un diplôme de l’École nationale de police du Québec.

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