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Un doctorat sous l'œil bienveillant de Gœthe

Après un baccalauréat en communication et en arts visuels, puis une maîtrise en informatique de gestion, Marie-Claude Allard entame en 2006 des études doctorales en administration. «Mais vraiment orientées vers la responsabilité sociale, le développement durable
et la stratégie des affaires», précise-t-elle.

Un parcours assez classique, pourrait-on penser, pour une personne qui déci­de de poursuivre ses études jusqu’au doctorat. La particularité de Marie-Claude Allard, c’est qu’elle rafle quan­tité de récompenses sur son passage. Avec une facilité déconcertante et une modestie à toute épreuve, elle cumule les bourses d’études tout en s’engageant dans des combats qui lui tiennent à cÅ“ur.

La tête et les jambes

«À 11 ans, je rêvais d’être neurochirurgienne… et de m’entraîner à temps perdu pour devenir une athlète olympique!» dit-elle en riant. Aujourd’hui, elle s’est fixé des défis presque plus grands encore. Elle est assistante de recherche à la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable à l’UQAM; elle entame son projet de recherche doctorale, qui porte sur la gouvernance dans les entreprises collectives et les réseaux de collaboration; et elle est membre d’une coalition pour humaniser la rue Notre-Dame [la coalition s’oppose au projet autoroutier traversant trois quartiers très peuplés de Montréal].

«Les week-ends et deux ou trois fois par semaine, je fais de l’escalade avec mon amoureux et des amies. Nous sommes une belle gang de grimpeuses», ajoute-t-elle.

Son agenda est bien rempli. «Je me fixe pour objectif d’être à 8 h au bureau. Je finis de travailler vers 18 h, puis je vais faire de l’escalade. Certains jours, je ne rentre pas chez moi avant 22 h. Une fois de temps en temps, durant la semaine, quelques colloques viennent s’ajouter au programme.»

Malgré cet emploi du temps surchargé, elle arrive à voir ses proches.  «Ma petite sÅ“ur et mon petit frère sont à Montréal, ce qui me permet de les voir assez souvent. De plus, mes collègues de travail comme mes partenaires d’escalade sont devenus des amis.»

Le déclic  

Sur les murs de son bureau exigu, des affiches portant sur ses combats et ses intérêts côtoient des notes sur des colloques à venir et son emploi du temps. Moins en évidence, sur le côté d’une bibliothèque, se trouve une citation de GÅ“the. «Je me suis demandé, à un moment donné, si je voulais faire un doctorat. Mon copain, qui était aussi à un carrefour dans sa vie, est arrivé un soir avec cette citation : « Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. » Alors, nous avons pris chacun notre décision. Aujourd’hui, on a mis la citation sur le frigo, dans son bureau et dans le mien.»

Dans 10 ans, l’étudiante se voit «sûrement enseignante» et compte bien jouir d’une vie de famille comblée. Elle garde un très bon souvenir de son enfance, durant laquelle elle a effectué un séjour de trois ans en Afrique avec ses parents. «Faire un séjour à l’étranger pour travailler au sein d’une organisation internationale pourrait être un beau défi dans les années à venir.»

Passeport

Nom : Marie-Claude Allard
Âge : 33 ans
Occupation : étudiante
Défaut : curiosité
Récompenses :

– Bourse d’excellence en recherche d’Hydro-Québec en 2004

– Bourse d’excellence pour les cycles supérieurs (programme FARE de la Fondation UQAM) en 2007

– Bourse de la Fondation Desjardins en 2007

– Bourse de doctorat du CRSH (Conseil de recherches en sciences humaines) de 2008 à 2010.

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