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Une centaine d'emplois menacés

Les employés de soutien de l’UQAM, qui voient plus de 100 de leurs postes menacés avant la fin de l’année, ont lancé une campagne publicitaire afin de dénoncer les compressions qu’ils jugent directement liées aux déboires financiers de l’institution.

«Nous ne sommes pas responsables de cette situation et, pourtant, c’est nous qui payons en perdant nos emplois», a affirmé le président du syndicat, Roland Côté.

Selon lui, l’entente intervenue le 9 octobre entre l’université et le gouvernement, qui vise à éponger la dette liée au projet immobilier de l’UQAM, est insatisfaisante. «La situation de l’UQAM est loin d’être réglée, a indiqué M. Côté. L’entente règle le problème hypothécaire de l’université, mais non son problème de sous-financement.»

L’entente oblige l’université à atteindre «la voie de l’équilibre budgétaire», une exigence qui, selon le syndicat, entraînera des coupures de 4M$ et la suppression de près de 70 emplois au cours des prochaines semaines, en plus des 40 autres perdus au printemps dernier.

Jean-Pascal Bernier, l’attaché de presse de la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne, convient que les problèmes budgétaires de l’UQAM sont loin d’être réglés. «Mais il faut regarder l’ensemble des investissements faits par le gouvernement», soutient-il.

M. Bernier a souligné que le gouvernement a accepté de rembourser la dette de 180 M$ liée au Complexe des sciences, en plus d’avoir injecté 200 M$ dans l’îlot Voyageur et débloqué une subvention conditionnelle de 85 M$.

La campagne publicitaire, intitulée «On n’est pas coupables», sera diffusée sur les ondes de Rythme FM, RockDétente et 98,5 FM, au cours des deux prochaines semaines.

Les représentants de l’UQAM ont refusé de commenter la situation.

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