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Feu vert aux dépenses

La crise économique qui a ébranlé la confiance de bon nombre de consommateurs autour du globe ne semble pas avoir freiné l’enthousiasme des Québécois, qui ont envahi les boutiques ce week-end en dépit du froid et de la neige.

Malgré les craintes initiales de certains commerçants, les experts s’étaient faits rassurants à l’aube du blitz d’achats du temps des fêtes. «Les gens continueront d’effectuer des achats, le magasinage des fêtes étant lié à de fortes émotions», avait affirmé Daniel A. Baer, associé au bureau de Montréal chez Ernst & Young.

Il semble en effet que l’incertitude économique n’ait pas tenu les consommateurs à l’écart des magasins au cours des dernières se­maines. Le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD) note une légère diminution dans les ventes, mais, règle générale, ce secteur d’activité évite, et de loin, le scénario catastrophe.

Un sondage du CQCD a révélé que 78 % des Qué­bécois entendent dépenser autant sinon plus que l’année dernière en cadeaux de Noël. Pas moins de 60 % des répondants ont même indiqué que la «situation économique actuelle influencera peu ou pas du tout leurs intentions d’achat pour le temps des fêtes».

«On s’attendait à avoir autant de clients que l’année dernière et à réaliser des ventes semblables, a indiqué Tom Morissette, assistant-gérant à la boutique Sony Style du Centre Eaton. Et c’est ce qui arrive. Les gens dépensent à peu près le même montant que l’année dernière. Et les prix ne semblent pas les inquiéter.»

Même son de cloche du côté de la Capsule sportive, où les chandails du Canadien continuent de s’envoler, malgré leur prix de 260 $.

«Il y a plus de monde cette année, a remarqué Randy, un employé de la boutique. Les gens n’ont pas peur d’acheter et dépensent beaucoup.»

À quelques jours de Noël, la boutique évalue ses revenus à quelque 8 000 $ quotidiennement.

Et ce n’est pas fini

Même s’il ne reste plus que trois jours pour compléter les achats de Noël, les commerçants ne s’attendent pas à souffler de sitôt.

Selon le sondage du CQCD, 14 % des Québécois comptent faire un ou plusieurs achats après le 25 dé­cembre.

«Plusieurs personnes at­tendent les ventes pour venir magasiner, a expliqué Tom Morissette. La semaine qui suit Noël représente de 40 % à 50 % de notre chiffre d’affaires pour le mois de décembre.»

La grisaille économique qui a recouvert plusieurs pays ne serait donc pas près de prendre le dessus sur les stationnements bondés et les embouteillages aux caisses.

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