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Benoit Labonté fait trois propositions pour plus d'éthique à la Ville de Montréal

Le chef de l’opposition officielle à la Ville de Montréal, Benoit Labonté, souhaite voir les membres du conseil municipal être régis par un code d’éthique sévère afin de garantir leur intégrité. Il proposera, lors de la prochaine séance du conseil municipal, le 27 avril, une motion spéciale en ce sens.

«Il n’est pas normal qu’une ville de l’importance de celle de Montréal possède un code d’éthique plus contraignant pour l’utilisation d’internet et de YouTube par ses employés que pour permettre à un élu ou un fonctionnaire d’accepter, dans l’exercice de ses fonctions officielles, une croisière offerte par un promoteur en lien contractuel avec la Ville», a déclaré M. Labonté aujourd’hui.

Le chef de Vision Montréal faisait ainsi référence à la possible visite de l’ancien président du comité exécutif, Frank Zampino, sur le bateau de Tony Accurso, une information qui n’a pas été confirmée par la Ville. M. Accurso a finalement obtenu le contrat pour l’installation de milliers de compteurs d’eau à Montréal.

Afin de solutionner certains manquements en matière d’éthique, d’intégrité et de transparence, Benoit Labonté a dévoilé trois propositions. Il souhaiterait d’abord réactiver rapidement le Règlement concernant la Commission sur l’éthique des membres du conseil, «un règlement de l’ancienne Ville de Montréal, adopté en 1994, et qui n’a jamais été remplacé ni abrogé, mais plutôt oublié par la présente administration», a souligné M. Labonté. Ce règlement assurerait un examen minimal de la conduite éthique des membres du conseil.

Le chef de l’opposition voudrait également créer un poste de Commissaire à l’éthique indépendant, avec pouvoirs d’enquête, qui relèverait directement du Conseil de ville et dont le mandat serait semblable à celui de Vérificateur général.

Enfin, Benoit Labonté voudrait doter la Ville d’un code d’éthique strict, contraignant et très rigoureux qui serait appuyé par des sanctions sévères en cas de fautes.

Réaction de la Ville
Le maire Gérald Tremblay a vivement réagi à la sortie de M. Labonté en lui rappelant que la Commission de la présidence du conseil, sur laquelle deux membres de Vision Montréal siègent, n’avait pas jugé prioritaire la revue des mécanismes liés à l’éthique.

«Il existe déjà un guide de conduite des employés que le directeur général de la Ville est en train de mettre à jour, a rappelé M. Tremblay. Dans quelques semaines, le nouveau guide nous sera remis. Nous évaluerons alors la possibilité de l’harmoniser aux guides de conduite des élus, qui doivent en plus respecter deux lois provinciales visant à garantir leur intégrité.»

Rappelant la création du poste d’ombudsman en 2002 et l’existence du poste de vérificateur interne, M. Tremblay a jugé que son administration avait été très «proactive» en matière d’éthique.

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