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La tension monte d'un cran au Journal de Montréal

Le syndicat des travailleurs du Journal de Montréal a déposé hier une plainte à la Commission des relations du travail, alléguant que depuis le début du lock-out, Quebecor Mé­dia, le propriétaire du quotidien, a recours à des briseurs de grève pour produire le contenu du journal.

Le syndicat soutient que l’Agence de presse QMI servirait de relais pour des textes et des photographies entre d’autres médias de Quebecor et Le Journal. Les travailleurs syndiqués affirment d’ailleurs que l’agence de presse aurait été créée le 6 janvier, soit juste avant le début du conflit.

Pour Guy Martin, avocat du Service juridique de la CSN, qui représente les syndiqués, il ne fait aucun doute que l’employeur utilise illégalement du conte­nu dans ses pages.

Le président du syndicat, Raynald Leblanc, a indiqué que le but du dépôt de la plainte est de relancer au plus vite les pourparlers. «Notre but, c’est d’arriver à régler ce conflit-là à une table de négociation, a-t-il soutenu. Pas dans la rue avec des pancartes et pas dans une cour de justice.»

La direction se défend
«Le Journal de Montréal respecte les dispositions du Code du travail», a assuré la porte-parole du Journal de Montréal, Isabelle Dessu­reault. Selon elle, l’Agence QMI est un projet qui a commencé à prendre forme en 2007, donc bien avant le début du conflit.

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