Ozonation: 150 M$ pour la désinfection des eaux usées
L’aide gouvernementale tant attendue pour la désinfection des eaux
usées sera octroyée. D’ici 2013, Montréal sera ainsi capable de
désinfecter ses eaux grises.
L’entente de financement fédéral-provincial-municipal se monte à 150 M$. Elle permettra de construire les infrastructures permettant l’ozonation des eaux usées de Montréal. Le choix de construire ou non une usine de production d’oxygène liquide sera pris plus tard.
«Il s’agit d’une avancée majeure pour Montréal et pour le Québec sur le plan de l’environnement et sur le plan de la santé publique», a déclaré le maire de Montréal, Gérald Tremblay.
Actuellement, l’usine n’effectue qu’un simple traitement physico-chimique des eaux usées qui représentent chaque jour l’équivalent en volume d’un stade olympique plein à ras bord. Cette opération permet de séparer par décantation les particules fines en suspension.
Mais rien n’était fait pour éliminer les virus, les bactéries et autres résidus chimiques (antibiotiques, résidus de pilule contraceptives évacués dans notre urine) qui engendrent des changements de sexe chez certaines espèces aquatiques en plus de polluer le fleuve jusqu’à 145 km en aval.
«C’est une bonne nouvelle qu’on attendait depuis longtemps, s’est réjouie Coralie Deny, du Conseil régional de l’environnement Mais ça ne règle ni la question de la pollution aux métaux lourds et aux hydrocarbures ni celle des déversements d’égouts directement dans le fleuve en cas de fortes pluies.»
À la suite d’études, la technique de l’ozonation a été jugée plus efficace et moins dommageable pour la faune que la technique des ultraviolets. Elle est toutefois plus onéreuse et la technologie n’est utilisée dans aucune usine traitant un si gros volume d’eaux usées dans le monde.