Encore difficile pour les grandes familles
Avec un taux d’inoccupation des logements locatifs évalué à 2,7 %, Montréal se rapproche du seuil d’équilibre, fixé à 3 %. Pourtant, les grandes familles peinent toujours à se loger le 1er juillet venu.
C’est le constat qu’ont fait la Ville de Montréal et le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), hier, à l’occasion de la traditionnelle journée des déménagements.
«Il manque de grands logements à Montréal», a concédé Cosmo Maciocia, responsable de l’habitation à la Ville.
Devant ces difficultés qui se répètent chaque année, la Ville a initié, en 2008, le programme Habitations urbaines pour familles. Cette initiative vise à encourager les entrepreneurs à développer, en milieux urbains, des produits résidentiels abordables offrant trois chambres à coucher et plus.
Cinq soumissions, totalisant 200 unités de logement, ont été présentées. La Ville n’a pas encore annoncé les projets retenus, auxquels un montant de 15 000 $ pour chaque logement conçu pour les familles sera versé.
Et bien que la situation du logement soit pratiquement stable dans la métropole depuis l’année dernière, 76 ménages ont obtenu l’aide de la Ville au cours des dernières semaines, contre 71 l’année dernière. De ce nombre, 31 ont été hébergés, contre 24 en 2008.
Modifications insuffisantes
Le coordonnateur du FRAPRU a également critiqué le nouveau ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, pour sa gestion du programme de supplément au loyer.
À la suite de la décision de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, rendue lundi, le FRAPRU a demandé au ministre de modifier les critères d’attribution de l’aide afin d’inclure les personnes seules et les couples sans enfants.
«Les corrections ont été faites, mais tout ça n’est que cosmétique», a déploré François Saillant. Selon lui, puisque les couples sans enfants et les personnes seules croupissent au dernier rang de la liste des priorités du gouvernement en matière de supplément au logement, l’aide risque de ne jamais leur parvenir.