Richard Bergeron échoue mais son parti avance
Crédité de 26 % des suffrages (contre 8,5 % en 2005), le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, rate la dernière marche de la mairie de Montréal. Mais son parti, Projet Montréal, fait de nombreux gains.
«On a toutes les raisons d’être fiers, même si j’ai un petit pincement au cÅ“ur me concernant», a déclaré hier M. Bergeron. Il faisait notamment référence à la mairie du Plateau-Mont-Royal remportée par son équipe.
Et comme la colistière de M. Bergeron, Nima Machouf (femme d’Amir Khadir), a gagné son district avec 38 % des suffrages, le chef de Projet Montréal pourra
prendre sa place et ainsi siéger au conseil municipal de Montréal, comme en 2005.
M. Bergeron a félicité ses deux adversaires et a indiqué que son parti soutiendrait le maire Tremblay si ses propositions vont dans le sens de celles priorisées par son parti, soit notamment l’éthique et le développement du transport en commun.
Parti de presque rien (7 % des intentions de vote en juin), M. Bergeron n’a ensuite jamais cessé de gagner en popularité, surfant sur la vague des scandales à l’Hôtel de Ville et les soupçons de collusion qui ont nui à ses deux adversaires.
À la veille du vote, l’urbaniste de formation et spécialiste du transport en commun était crédité de 30 % des intentions de vote.