Quitte ou double pour Projet Montréal
Avant l’affaire Benoit Labonté qui a éclaboussé Louise Harel (Vision Montréal), mais aussi le maire Tremblay (Union Montréal), le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron n’était que 13 points derrière ses adversaires. C’est lui qui capitalise le plus chaque fois qu’un nouveau scandale éclate. Le 1er novembre, le chef de Projet Montréal pourrait bien accéder à la mairie de Montréal.
Mais il pourrait aussi tout perdre. Même sa place au conseil de ville si sa colistière, Nima Machouf, ne se fait pas élire. Chacun des trois candidats à la mairie de Montréal a choisi un colistier qui se présente dans un arrondissement. Les colistiers qui l’emportent peuvent céder leur place aux chefs de parti qui échouent à remporter la mairie de Montréal. Cela a permis à M. Bergeron, en 2005, de siéger au conseil de ville et d’obtenir beaucoup de visibilité.
Sauf que pour attirer Josée Duplessis à Projet Montréal (elle était auparavant à Union Montréal), M. Bergeron lui a promis l’est du Plateau, où il est le plus populaire. Pour cette élection, la colistière de M. Bergeron, Mme Machouf, se présente donc dans l’ouest du Plateau, fief d’un politicien d’expérience, Michel Prescott (Union Montréal).
«C’est possible que le 2 novembre, M. Bergron soit absent de la carte politique montréalaise, il a vraiment pris un risque», croit un observateur d’Union Montréal.
Richard Bergeron a une autre analyse. «Nous, on ne fait pas de calculs à courte vue, on fait l’hypothèse de l’intelligence de la population et on va au bout de nos idées», répond-il en indiquant qu’il compte bien gagner la course à la mairie.