Bientôt un parc à l’île Sainte-Thérèse
Le projet de création d’un parc sur l’Île Sainte-Thérèse, en face de Montréal, avance rondement. Les différents partenaires municipaux du projet (Montréal et Varennes), présenteront bientôt leur vision de mise en valeur de l’île de 5,4 km2, qui se trouve en face du quartier de Pointe-aux-Trembles, à l’est de Montréal.
«L’annonce est prévue à la fin du mois», confirme Mathieu Campion, porte-parole de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Chantal Rouleau, la mairesse de l’arrondissement, croit que le cinquième plus grand archipel de la métropole a le potentiel pour devenir un pôle récréotouristique grâce à ses paysages, sa faune, sa flore et ses ressources archéologiques.
L’endroit représente le deuxième lieu d’établissement d’une seigneurie au 17e siècle, après celle de Québec. Dans les années 1800, elle a aussi servi de lieu de quarantaine pour les nouveaux immigrants, le temps de vérifier qu’ils n’étaient pas porteurs de maladies.
Le principal obstacle, outre l’établissement d’un réseau d’infrastructures (égouts, eau potable, électricité) et de navette vers Montréal, consistera à s’entendre avec les occupants de l’île. Plusieurs d’entre eux seraient en effet des occupants illégaux, même si ces derniers clament le contraire.
Un mandat de vérification des droits de propriété des quelques 125 résidants a donc été donné par le ministère des Ressources naturelles, propriétaire de 90% de l’île. «On prend chaque occupation et on essaie de faire la lumière là-dessus. C’est un travail de longue haleine qui prendra au moins un an, compte tenu de la complexité foncière et juridique», explique Nicolas Bégin, porte-parole du ministère.
En parallèle, les partenaires mèneront des études techniques et consulteront les citoyens pour déterminer les contours et les mandats du futur parc. La Sûreté du Québec sera aussi mise à contribution pour éradiquer le champ de cannabis de l’île aux Asperges, à la pointe est de l’archipel.