Montréal

Des recommandations pour sauver les maisons de chambres

En 30 ans à Montréal, les maisons de chambres, où logent les plus démunis, ont fondu comme neige au soleil. «En 1979, il y avait environ 10 000 chambres. Maintenant, on en compte moins de 5 000», dénonce Pierre Legros. Le président de la Commission populaire sur la sauvegarde des maisons de chambres présentait hier à Montréal ses 10 recommandations.     

C’est quoi?

Souvent une arnaque : moins de 200 pi2 pour un loyer de 400 $ à 500 $ par mois. Une fois le loyer payé, il ne reste ainsi que 200 $ à Roger pour finir le mois. «Ça fait plusieurs mois que la porte ne se barre plus, ça a pris un an pour avoir un lit et toutes les punaises qui grouillent ici ont toutes un prénom», déplore-t-il. La Commission recommande à la Ville d’appliquer son règlement sur la salubrité et de punir les propriétaires délinquants.

Boîte aux lettres
Une maison de chambres ne compte qu’une boîte aux lettres et Postes Canada n’est pas tenue de faire suivre le courrier des anciens locataires. «Avoir accès à son courrier est un droit, il faut éviter les abus, tels qu’être dépossédé de son chèque d’aide sociale par le propriétaire qui s’improviserait illégalement fiduciaire de ses locataires», déclare la Commission, qui recommande à la Ville d’installer une boîte aux lettres par locataire.

Plus de communautaire
Montréal compterait autour de 2 900 chambres appartenant à des propriétaires privés et 2 000 gérées par des organismes communautaires comme Dianova. Grâce aux subventions à l’achat et à la rénovation, l’organisme offre des chambres en meilleur état pour la moitié du prix. Deux chambres ont été converties en salon et en bureau pour une intervenante communautaire qui les aide à se réinsérer. La Commission recommande plus de fonds pour acquérir ce type de maison et augmenter le nombre de chambres de ce type de 100 unités par année pendant 10 ans.

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