Montréal

Longueuil: Le budget 2010 est rejeté

Coup de théâtre, l’opposition au conseil de ville de Longueuil a décidé de rejeter le budget présenté mardi par la mairesse Caroline St-Hilaire lors d’une séance extraordinaire.

Le Parti municipal de Longueuil (PML), qui détient la majorité au conseil, a proposé des modifications au budget, deux heures avant la tenue du conseil, afin de reporter après 2010 certains paiements du service de la dette et de maintenir les modalités actuelles du contrat de gestion des matières résiduelles. Il voulait en outre revoir à la baisse les hausses du compte de taxes municipales prévues par la mairesse.

«Au lendemain du verdict populaire du 1er novembre dernier, force est de constater que le PML continue d’imposer à la Ville la même partisanerie qui l’empêche, [mardi soir], de régler les problèmes qu’il a lui-même engendrés et qu’il a cachés aux citoyens», a dénoncé Mme St-Hilaire.

Le projet de la mairesse
Le projet de budget de la mairesse s’élevait à 342 M$ et il comprenait une hausse de l’impôt foncier de 9,6 % en moyenne. L’augmentation du compte de taxes des propriétaires résidentiels devait être moins importante, mais elle aurait atteint malgré tout 7,9 %.

«Il fallait redresser les finances publiques et je l’ai fait dans la transparence», a dit Caroline St-Hilaire pour expliquer ces hausse important.

Au début du mois, elle a fait part de ses difficultés à boucler son budget. L’ancienne administration, dirigée par Claude Gladu, a retardé plusieurs paiements, notamment ceux liés au service de la dette et au contrat de gestion des déchets, ce qui fait que la nouvelle mairesse s’est retrouvée avec un trou financier de 29,2 M$.

Le directeur général, Guy Vendetti, avait réussi à ramener «ce débordement d’une administration à l’autre» à 23,5 M$, en puisant notamment 6,3 M$ dans les surplus de la Ville.

Mais, le chef de l’opposition, Gilles Grégoire, en a décidé autrement. Il veut ramener la hausse du compte de taxes des propriétaires à 4,1 % en réduisant, entre autres, les surplus de la municipalité. «On est prêts à siéger entre Noël et le jour de l’An [pour que le budget soit adopté]», a déclaré M. Grégoire.

Si le budget est adopté après le 1er janvier, il en coûtera environ 7 000 $ par jour à la Ville, car elle fonctionnera sur des emprunts.

(Avec Marie Lyan)

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