Une marche de solidarité contre la fermeture de la raffinerie Shell
D’importants membres de la classe politique municipale, provinciale et fédérale se sont joints aux travailleurs de la raffinerie Shell de Montréal-Est, dimanche, pour une marche de solidarité qui s’est soldée par un cri du cÅ“ur pour la sauvegarde de l’usine qui emploie quelque 800 personnes et dont la fermeture est prévue le 1er juin.
La ministre de l’Environ-nement, Line Beauchamp, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, la chef de l’opposition officielle à la Ville de Montréal, Louise Harel, le député d’Outremont, Thomas Mulcair, et le député de Bourassa, Denis Coderre, ont tous tenu à rappeler aux quelque 500 travailleurs, amis, collègues et commerçants présents que la bataille pour la sauvegarde de la raffinerie ne faisait que commencer.
«Je vous garantis que tous les efforts seront faits, que toutes les pierres seront retournées partout dans le monde pour trouver un acheteur pour la raffinerie, a affirmé la ministre Beau-champ à l’énergique foule. Vous n’êtes pas seuls.» Le président du syndicat des employés de la raffinerie Shell de Montréal-Est, Jean-Claude Rocheleau, a admis que la tâche s’annonçait ardue. Il a toutefois souligné qu’aucun effort ne serait épargné pour trouver un nouveau propriétaire à l’usine. «On ne rêve pas en couleur, on sait que c’est une raffinerie qu’on a à vendre et non un dépanneur, a-t-il déclaré. Mais s’il existe un acheteur, c’est sûr qu’on va le trouver.»
Rencontres à venir
Peu après l’annonce de la fermeture de la raffinerie Shell, en janvier, un comité restreint de sauvegarde a été mis sur pied afin d’identifier des acheteurs potentiels. Richard Deschamps, responsable du développement économique à la Ville de Montréal et membre du comité restreint, a indiqué que le comité passerait sous peu à la vitesse supérieure.
«Nous avons terminé de compiler les données dont nous avions besoin pour intéresser des acheteurs, a-t-il expliqué. Nous travaillons maintenant à organiser des rencontres avec des gens qui se sont montrés intéressés ou qui pourraient être intéressés à acheter la raffinerie.» De peur de compromettre certaines démarches faites par le comité, M. Deschamps a refusé de préciser combien d’acheteurs avaient été identifiés jusqu’à présent.
Le député de Bourassa, Denis Coderre, a de son côté assuré les travailleurs que tous les paliers de gouvernement s’uniraient pour les aider. «Quand on a eu à travailler pour aider Haïti après le séisme, on a dit qu’il n’y aurait pas de parti politique dans ce dossier, a-t-il indiqué. Ce sera la même chose pour la raffinerie. Nous travaillerons tous ensemble pour trouver une solution. Parce que je ne veux rien savoir du pétrole qui est raffiné à l’extérieur et qu’on veut nous revendre plus cher.» Il ne reste que deux mois avant l’échéance du 1er juin.