Cols bleus: Les négociations piétinent
Rien ne va plus entre les cols bleus et la Ville de Montréal. Les négociations ayant pour but de renouveler la convention collective des travailleurs manuels n’avancent pas. «La Ville ne sait pas ce qu’elle veut, a regretté hier le président du Syndicat des cols bleus, Michel Parent. C’est comme si les [représentants] de la Ville n’avaient pas un mandat de négocier.»
Le directeur des relations professionnelles de la Ville, Jean-Yves Hinse, comptait proposer de nouvelles pistes de solution aux cols bleus lors de la dernière rencontre avec le conciliateur. Mais cela n’a rien donné, selon M. Parent. M. Hinse précise de son côté que les représentants de la Ville n’ont pas eu le temps de discuter de ces solutions puisque les cols bleus ont quitté la table de négociation 15 minutes après leur arrivée.
«Généralement, ils ne restent pas plus d’une demi-heure à la table de négociation, a fait savoir le directeur des relations professionnelles. La volonté de la Ville reste la même: on veut s’asseoir et discuter.» «Les représentants de la Ville ont les mandats de négocier, mais ce n’est pas les mandats que [les cols bleus] veulent.»
Les demandes syndicales sont chiffrées à 36 M$. La Ville refuse d’y accéder. Elle argue que, si elle accepte, elle devra rehausser les conditions de travail des autres employés municipaux dans les mêmes proportions, ce qui ferait en sorte que son cadre financier ne serait pas respecté. Le syndicat croit plutôt que ces demandes sont modestes considérant la masse salariale de la municipalité.
Les cols bleus comptent continuer d’exercer des moyens de pression. Dès la semaine prochaine, ils refuseront de remplacer les contremaîtres absents et de faire des heures supplémentaires. Les négociations achoppent notamment sur la question salariale et le recours à la sous-traitance. La convention collective des cols bleus est échue depuis le 31 août 2007.