Le sort des voitures du métro retourne en cour
Le consortium formé d’Alstom et Bombardier saisit les tribunaux pour faire annuler l’avis public international lancé en janvier par la Société de transport de Montréal (STM) dans le but de remplacer les voitures de métro.
Mercredi, le consortium a soutenu devant la Cour supérieure du Québec que les conditions comprises dans l’avis public n’étaient pas aussi exigeantes que celles de l’appel d’offres lancé en 2008 par la STM, contrevenant ainsi à la lettre d’autorisation rédigée par le ministère des Affaires municipales, des Régions et Occupation du territoire (MARMOT) qui encadre le processus d’octroi du contrat. Des différences ont été constatées notamment en ce qui a trait le contenu canadien et l’expertise du fournisseur.
«La STM ne nous a pas donné l’assurance qu’elle allait analyser les expressions d’intérêt selon les requis de l’appel d’offres», a indiqué le porte-parole de Bombardier Transport, Marc-André Lefebvre. Le consortium a avisé à cinq reprises la STM que les exigences de l’avis public différaient de la lettre du MARMOT, mais elle n’y a pas répondu.
Bombardier et Alstrom ont conclu en décembre une entente avec STM et Québec pour l’achat de 365 voitures de métro. Puisque le contrat prévoit maintenant la construction de 765 voitures, un avis international a été publié. La proposition de la firme espagnole CAF est toujours à l’étude.