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Cocktail de mesures pour le transport en commun

Marie-Eve Shaffer - Métro

Dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre, la Communauté métropolitaine de Montréal pourrait augmenter la taxe d’accise sur l’essence de façon beaucoup plus substantielle que  prévu (1,5 ¢ le litre) si des mesures pour corriger les iniquités sont implantées.

C’est l’un des constats des étudiants et des chercheurs de l’Université du Québec à Montréal Juste Rajaonson et Nicholas Pinel. Ces derniers ont présenté hier leur étude au congrès de l’Association francophone pour le savoir.

«Si une taxe d’accise suffisamment ambitieuse pour déclencher un transfert modal est introduite, une personne qui habite en banlieue pourrait avoir droit par exemple à des exonérations fiscales, a ajouté M. Pinel. Elle pourrait continuer d’habiter où elle habite sans se mettre en faillite.»

Les deux chercheurs comptent faire un sondage auprès de la population avant de définir les combinaisons optimales de mesu­res favorisant le transport en commun.

Une seule mesure?

Les deux chercheurs ont organisé deux groupes de discussion dans le cadre de leur étude. Il en est ressorti que les usagers de transports en commun veulent une seule mesure pour réduire la dépendance à l’automobile et les émissions de gaz à effet de serre.

«Les gens craignent l’explosion de l’État et la bureaucratie et voyaient dans la multiplication des mesures une multiplication des taxes», a dit Nicholas Pinel. Toutefois, les chercheurs se sont aperçus que les personnes sondées n’étaient pas conscientes de toutes les mesures qui ont été implantées, ce qui leur fait dire que des efforts doivent être consentis pour les informer.

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