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Marianopolis: nouveau rebondissement

Le promoteur immobilier Cato Developpement s’est adressé à la Cour supérieure la semaine dernière afin de récupérer les 46 M$ versés aux sulpiciens il y a deux ans, lors de l’achat de leur domaine situé sur les flancs du mont Royal.

Cato affirme qu’il n’aurait jamais payé la propriété aussi cher si son projet avait toujours été limité à la conservation et à la restauration du séminaire. Initialement, le promoteur souhaitait construire plus de 324 unités de logement et quelque 656 espaces de stationnement sur un site qui englobe l’un des 14 derniers bois de l’arrondissement historique et naturel du mont Royal. En tout, 17 nouveaux bâtiments devaient apparaître sur le site.

Or, la Ville de Montréal, après plusieurs mois de discussion, a décidé, en mai, de refuser le projet. Estimant que celui-ci risquait de faire en sorte que les espaces verts sur le mont Royal soient «grignotés morceau par morceau», la Ville a obligé le promoteur à se limiter aux volumes de construction existants.

Cato demande maintenant aux sulpiciens, à qui il a acheté l’ancien séminaire, de lui rembourser les millions payés. Les sulpiciens ont confir-mé à La Presse que le contrat de vente n’incluait aucune clause conditionnelle à la réalisation du projet. Ils refusent donc de rembourser le promoteur, jugeant que la vente est toujours valide.

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