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Alstom-Bombardier veut faire arrêter le processus d'appel d'offres

Nouvelle péripétie dans la saga des voitures de métro : le consortium Alstom-Bombardier veut interrompre le processus d’appel d’offres engagé par la Société de transport de Montréal (STM). Dans une requête présentée la semaine dernière devant la Cour supérieure, les deux entreprises arguent que la décision de la STM de publier un nouvel appel d’offres pour l’acquisition des voitures de métro est «illégale».

Le mois dernier, la STM a décidé de publier un nouvel appel d’offres sur le marché international pour l’acquisition de 765 voitures de métro, avec une option pour 288 voitures supplémentaires. Son conseil d’administration en est venu à cette décision après avoir constaté que la firme espagnole Construccionnes y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) répondait aux exigences de l’avis d’intention international lancé en janvier dernier à la suite de la bonification du contrat des voitures de métro.

Alstom et Bombardier mettent en doute l’expérience de CAF dans la fabrication de voitures de métro sur pneumatique, qui a été acquise à Santiago et à Mexico. «[Au Mexique], c’est Bombardier qui était responsable du système de propulsion, de freinage et de roues, a précisé Marc-André Lefebvre, porte-parole de Bombardier Transport. CAF était un partenaire mineur qui s’occupait de la carrosserie et de quelques équipements».

Quant au contrat au Chili, il exigeait «seulement 144 voitures, avec une option pour 36 voitures additionnelles», et celles-ci roulent depuis seulement neuf mois, a fait savoir le consortium dans sa requête. Les deux entreprises croient aussi que la firme espagnole ne sera pas en mesure de respecter l’exigence de 60 % de contenu canadien puisqu’elle n’a jamais travaillé au Canada et qu’elle ne détient pas de réseau de fournisseurs dans le pays.

«Les agences de transport les plus aguerries et les plus professionnels en Amérique du Nord ne lisent pas les candidatures comme celle de CAF et les rejettent rapidement», a avancé M. Lefebvre. La STM, qui doit publier le nouvel appel d’offres cet automne, n’a émis aucun commentaire. «On a reçu une requête introductive d’instance en nullité, et nos avocats en prennent connaissance», s’est contenté de dire la porte-parole de la société de transport, Isabelle Tremblay. La date d’audience devant un juge de la Cour supérieure n’a pas encore été déterminée.

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